Édith Butler honorée par l’Université Laval

DIEPPE – L’Association des diplômés de l’Université Laval, à Québec, rendra hommage à Édith Butler en lui remettant sa plus importante distinction, mardi.

La célèbre auteure-compositrice-interprète acadienne est l’une des huit récipiendaires de la médaille Gloire de l’Escolle 2012 de l’Association des diplômés de l’Université Laval. Elle deviendra ainsi du nombre des grands diplômés de l’Université Laval.

Décernée depuis 1952, cette reconnaissance est remise à une personne diplômée qui s’est illustrée de façon remarquable au cours de sa carrière. Cet honneur lui fait chaud au cœur.

«Je suis très contente. C’est un des plus beaux prix que j’ai eus. La majorité des prix que j’ai reçus, c’était par rapport aux arts. Cette fois-ci, c’est par rapport à mes études et à la continuité de mes études. J’ai étudié trois ans en Études canadiennes à Laval. Je pensais faire un doctorat après, puis mon métier a pris le dessus. Je n’avais jamais pensé être une chanteuse, puisque ce n’était pas un métier à l’époque. Quand j’ai commencé, il n’y avait pas de show-business», a déclaré Édith Butler, lorsque l’Acadie Nouvelle l’a jointe, lundi.

Après avoir obtenu son baccalauréat au Collège Notre-Dame-d’Acadie, Édith Butler a fait une licence en Études canadiennes à l’Université Laval et a obtenu son diplôme en 1969. Ses études portaient sur tous les aspects de la culture traditionnelle d’un peuple, comme la musique, les contes, les légendes, l’architecture et les vêtements.

Pour la cérémonie mardi soir, Édith Butler a invité sa famille, d’anciens finissants de l’école de Paquetville, de Notre-Dame-d’Acadie, à Moncton, et de l’Université Laval, ainsi que quelques amis qui ont parcouru sa vie.

Édith Butler, qui s’est consacrée à la création cette année, a quelques spectacles de prévus cet été, dont un à Saint-Aubin-sur-Mer, en France, en août, dans le cadre de la Semaine acadienne.

«C’est une très belle histoire et je suis très fière de faire ça, parce que Saint-Aubin a été libéré à la fin de la guerre par le régiment North Shore, qui regroupait 200 Acadiens du nord du Nouveau-Brunswick», a affirmé Édith Butler.

Celle-ci estime qu’elle donne quand même pas mal de spectacles, même si elle est peu visible à la télévision et à la radio. La chanteuse ne sent plus le besoin de se presser.

«Je prends mon temps parce que, rendue à mon âge, je n’ai rien à prouver. Je veux juste avoir du fun», a souligné la chanteuse qui travaille aussi à l’écriture de sa biographie.

«C’est Lise Aubut qui écrit et moi je lui raconte des histoires de ma vie», a précisé Édith Butler, qui ne sait pas quand le livre sera publié.

Mentionnons aussi qu’Édith Butler a maintenant un prix qui porte son nom. Il est décerné par la Société professionnelle des auteurs et des compositeurs du Québec. Le groupe Radio Radio et Lisa LeBlanc ont déjà reçu cette récompense.