Un globe-trotter verbomoteur avec une belle joie de vivre

BOUCTOUCHE – Depuis 11 ans, André Roy incarne Peigne au Pays de la Sagouine; un globe-trotter verbomoteur qui dégage une belle joie de vivre. Le comédien soutient qu’il adore jouer ce personnage qui lui ressemble un peu en quelque sorte.

Quand Antonine Maillet a imaginé Peigne, elle s’est probablement inspirée d’André Roy.

«Je ne sais pas si c’est Peigne qui est dans André ou André qui est dans Peigne», a déclaré en entrevue André Roy.

Peigne, un personnage un peu naïf, est le 13e enfant d’une famille de 12. Même si personne ne l’a jamais inclus dans la famille, il se compte quand même. 

«Il se dit qu’il est peut-être un rien, mais un rien qui vaut quelque chose. J’aime beaucoup sa philosophie de la vie. Pourtant, c’est quelqu’un qui n’a rien pour lui, c’est un itinérant qui vit dans une roulotte. Il dit toujours que ce ne sont pas ses parents qui l’ont abandonné, c’est juste que ses parents déménageaient beaucoup puis un matin, ils ont oublié de lui dire qu’ils partaient…», a raconté André Roy, étant lui-même une personne qui n’apprécie pas tellement les gens qui se lamentent. «Le manque de motivation et de passion me dérange beaucoup dans la vie», a confié le comédien et producteur aux multiples projets.

Cette fois-ci, Peigne se retrouvera dans l’univers des contes. La pièce Peigne… était une fois, écrite et mise en scène par Robert Gauvin, sera présentée à nouveau au Pays de la Sagouine le 21 juillet, dans le cadre des fêtes du 20e anniversaire du Pays. Cette œuvre, destinée aux enfants âgés de 5 à 12 ans, a été présentée deux fois depuis un an. S’étant fait connaître, notamment, à la FrancoFête en Acadie et au Contact Ontarois, elle suscite beaucoup d’intérêt du public et des diffuseurs. D’ailleurs, la troupe entreprendra une tournée d’une centaine de spectacles dans les Provinces maritimes et en Ontario l’hiver prochain.

Vivant et dynamique, le spectacle qui porte, entre autres, sur l’intimidation met en scène aussi la comédienne Josée Émilie LeBlanc, qui incarne Marie-Blanche et une foule de personnages. Il y a aussi des marionnettes dans le spectacle. Dans cette histoire, Peigne a à confronter ses peurs en accomplissant une mission, celle de sauver l’univers des contes des méchants.

«Au début de la pièce, on entend une espèce de gros bruit qui vient tout chambarder. Peigne se retrouve dans le monde des contes et on le désigne comme le chevalier pour aller sauver le monde des contes, alors que Peigne n’a pas trop confiance en lui. Il devra régler le conflit par le dialogue et non par la violence», a expliqué André Roy.

L’extrait qui avait été présenté à la FrancoFête à l’automne dernier a séduit les jeunes par son dynamisme, sa thématique universelle et son monde imaginaire. Elle permet de revisiter les contes comme Le petit Poucet, Blanche-Neige, Cendrillon, alors que pour la plus jeune génération c’est souvent l’occasion de découvrir ces histoires pour la première fois. André Roy souligne que les enfants réagissent très bien quand Peigne leur demande de l’aider.

La musique est de Pierre-Guy Blanchard, Amélie Collette œuvre à la manipulation des marionnettes, tandis que Marc Picard assure la technique.

«Même si c’est seulement un spectacle de 45 minutes, ça demande beaucoup d’agilité de toute l’équipe parce que non seulement il y a des changements rapides, mais il y a des petits effets de surprise», a ajouté André Roy. Cette collaboration entre le Pays de la Sagouine et les Productions l’Entrepôt est présentée le 21 juillet à 11 h.