La chanteuse Lisa LeBlanc garde les pieds sur terre

GRANBY – C’est une Lisa LeBlanc radieuse, en pleine possession de ses moyens qui s’est arrêtée au Festival international de la chanson de Granby (FICG) jeudi. Flottant un peu sur un nuage, mais en ayant toujours les deux pieds bien ancrés sur terre, Lisa LeBlanc ne s’attendait pas à recevoir autant de nominations à l’ADISQ,  a-t-elle confié à l’Acadie Nouvelle.

L’annonce des nominations à l’ADISQ a rejailli sur le FICG, puisque Lisa LeBlanc a récolté cinq mentions en plus de celle accordée à Louis-Jean Cormier pour la réalisation de son disque. À peine cinq mois après la sortie de son album et un disque d’or (pour 40 000 copies vendues), la sensation de l’année continue d’attirer les regards. Elle a été chaudement applaudie par toute la délégation européenne et canadienne invitée au FICG lorsqu’elle est apparue sur la scène d’une ancienne église transformée en cabaret pour les besoins du festival.

«On dirait que j’ai tellement eu de bonnes nouvelles dernièrement, c’est fou! Ça me dépasse un peu», s’est-elle exclamée en entrevue.

«Je suis vraiment contente d’avoir toutes ces reconnaissances-là, surtout à l’ADISQ. On rêve de ça, je le regardais à la télé depuis que je suis toute petite. C’est bizarre de penser que je vais être au gala en nomination, donc là, il faut que je magazine pour une robe», a lancé dans un grand rire Lisa LeBlanc qui a tenu à remettre une copie de son disque d’or à Pierre Fortier, rappelant ainsi que Granby lui a ouvert une première porte sur le Québec. Au-delà de la finale qu’elle a remportée en 2010, elle a reçu de la formation, fait de nombreuses rencontres à Granby et obtenu une bourse pour l’aider à enregistrer son premier disque. L’artiste originaire de Rosaireville a vécu un an à Granby afin d’étudier à l’École nationale de la chanson. Celle qui a passé notamment par le Gala de la chanson de Caraquet, le Sommet de la chanson de Kedgwick, la FrancoFête, pour finalement atterrir à Granby, a gravi les échelons un par un, a mentionné Pierre Fortier, soulignant le travail acharné de Lisa LeBlanc.

«Ce n’est pas pour rien que cette jeune dame a mérité six nominations à l’ADISQ, et ce, dans des catégories très significatives. Je pense que Lisa LeBlanc va rafler beaucoup de trophées au gala en octobre prochain», a affirmé Pierre Fortier.

Parmi ses nominations, Lisa LeBlanc est particulièrement touchée d’être en lice pour le prix de l’Auteur-compositeur de l’année.

«C’est ce que je suis. L’Album, c’est cool, mais l’Auteur-compositeur ça me fait vraiment quelque chose, parce qu’il y en a des bons», a-t-elle exprimé.

Cette année, les filles dominent la liste des finalistes. Lisa LeBlanc se réjouit de cette reconnaissance de plus en plus grande accordée aux auteures-compositrices-interprètes. «C’est extraordinaire d’être là et d’avoir notre voix», a dit celle qui ne manque jamais de rappeler ses racines acadiennes partout où elle passe.

De retour de la France, de la Belgique et de l’Allemagne, Lisa LeBlanc donnera des spectacles au Québec cet automne et à la FrancoFête en Acadie en novembre.

De son côté, le FICG figure aussi sur la liste des finalistes au Gala de l’ADISQ pour l’événement de l’année, une reconnaissance qui réchauffe le cœur du directeur Pierre Fortier. Voici les nominations de Lisa LeBlanc: Album folk, Révélation de l’année, Auteur ou compositeur, Interprète féminine (vote populaire) et Album de l’année – choix de la critique. Quatre de ces prix seront remis lors du Gala télévisé à Radio-Canada le 28 octobre. Le prix de l’Album de l’année – choix de la critique sera décerné lors de l’Autre Gala le 22 octobre.