Moncton vibrera au rythme de la danse en octobre

MONCTON – Pour sa 7e année, le Festival de danse en Atlantique propose trois spectacles grand public, dont celui de Louise Lecavalier, considérée comme une icône de la danse contemporaine au Canada, des ateliers de formation, des spectacles scolaires, du cinéma et des démonstrations extérieures.

Du 18 au 21 octobre, Moncton vibrera au rythme de la danse, promet la directrice des Productions DansEncorps, Chantal Cadieux, organisatrice de l’événement. «Ça va danser à Moncton et pas seulement au Centre culturel Aberdeen (où est logé DansEncorps)», a déclaré Chantal Cadieux, lors du dévoilement de la programmation, jeudi.

Depuis les années 1990, il y a de moins en moins de spectacles de danse offerts dans les Provinces atlantiques, soutient Chantal Cadieux. Peu de diffuseurs s’aventurent à inclure des séries de danse dans leur programmation. Il y a bien sûr le Ballet-théâtre du Canada atlantique qui présente ses productions, mais c’est à peu près tout. Quant à la danse contemporaine, elle est pratiquement absente des scènes de la côte Est.

«Autrefois, on avait une série de cinq spectacles de danse par année dans le Grand Moncton, maintenant, on est réduit à peut-être un. Dans les Provinces maritimes, la même chose est arrivée. Il y a un diffuseur spécialisé à Halifax qui a une série, mais il n’y a pas de tournées de compagnies. À l’Île-du-Prince-Édouard, à part les Music Hall, il n’y a aucun spectacle de danse», a indiqué Chantal Cadieux, qui juge la situation alarmante.

Le festival, qui en est à sa 7e année, a été créé pour remédier à cette situation et rendre la danse accessible, souligne Chantal Cadieux. Sans le festival, il n’y aurait pratiquement pas de danse contemporaine qui serait présentée dans la région, indique la directrice des Productions DansEncorps.

Des artistes du Canada, de l’Atlantique et de la scène internationale se produiront au Festival de danse. Louise Lecavalier présentera son tout nouveau spectacle, Children et A few minutes of Lock, de sa compagnie Fou glorieux, au théâtre l’Escaouette, le 19 octobre. Elle sera accompagnée de deux autres danseurs. Mez’elles… Sois belle et tais-toi!, de la chorégraphe et danseuse acadienne Julie Duguay, qui marie la danse, les acrobaties et le théâtre gestuel, sera à l’affiche du festival le 18 octobre. Un spectacle de flamenco mettant en vedette le danseur et chorégraphe espagnol David Romero, accompagné d’un guitariste et d’un chanteur, figure aussi à la programmation.

«C’est de rendre accessible les oeuvres canadiennes, régionales et internationales. Il faut qu’on soit exposé à plus grand que soi», a poursuivi Chantal Cadieux, qui espère mobiliser davantage d’organismes, d’artistes et d’écoles de danse autour du festival. Jusqu’à maintenant, très peu de collaborateurs se sont joints à l’organisation. En déplaçant le festival à l’automne, Mme Cadieux souhaite rallier les écoles, entre autres. Elles sont d’ailleurs invitées à offrir des vitrines de danse lors de l’activité communautaire Alors, on danse!, le samedi après-midi, sur l’esplanade de l’hôtel de ville de Moncton. Une gamme d’ateliers de danse de tous les niveaux seront offerts le dimanche. Environ 800 élèves du District scolaire francophone Sud assisteront à deux représentations d’un spectacle de la compagnie montréalaise PPS Danse. Enfin, le très beau documentaire sur la danse Pina, en 3D, du réalisateur Wim Wenders, sera projeté au cinéma Empire, à Dieppe, le samedi, à 11 h. Les activités du festival ont lieu au théâtre l’Escaouette, à la salle Empress, à la salle Jeanne-de-Valois, au Centre culturel Aberdeen et à l’hôtel de ville de Moncton. Les billets sont en vente à compter de vendredi.