Sandra Le Couteur: un chapeau de cow-boy et un brin de folie pour sa rentrée «caraquetoise»

CARAQUET – Sandra Le Couteur, cow-girl et rockeuse dans l’âme? Un tout petit peu, nous avoue-t-elle entre deux éclats de rire. Cette image détonne toutefois de celle plus européenne et poétique qu’elle projette devant son public depuis au moins 15 ans.

Le rock et le country ne sont pourtant pas bien loin de la fibre musicale de Sandra Le Couteur. Plus jeune, elle a été élevée en écoutant Johnny Cash, les frères Duguay et Georges Hamel, confie-t-elle au cours d’une entrevue. Un peu plus tard, c’est la rockeuse qui a pris le dessus, alors qu’elle faisait partie de la formation Les Gitans. C’était avant de découvrir Brel, Barbara et tous les autres.

«Plus jeune, j’étais très rock. Je chantais beaucoup de Nanette Workman. En même temps, mon père écoutait les grands standards du country chez nous, à Miscou. Quand je raconte ça, sur scène, les gens se demandent alors comment j’ai pu apprendre à connaître et à aimer la chanson française. Je leur réponds que c’est vrai que je vivais sur une île isolée sur laquelle il n’y avait aucun pont, à l’époque, pour traverser sur l’autre rive, mais j’avais quand même accès à la radio, tu sais», souligne Sandra Le Couteur avec un sourire en coin.

Ce n’est donc pas un hasard si dans son plus récent spectacle, Une fille à la mer, Sandra Le Couteur ajoute une petite touche de rock et de country à son répertoire très intense de chansons françaises et des pièces de ses deux albums, La demoiselle du traversier et Terre natale. Après l’avoir rodé au phare de Miscou durant l’été, la diva acadienne fera sa rentrée «caraquetoise» – de sa propre expression – avec son spectacle, vendredi, à 20 h, au Centre culturel de Caraquet.

à«L’an prochain, ça va faire cinq ans que je présente des spectacles au phare de Miscou. C’est évident qu’après un certain temps je ne pouvais pas tourner uniquement sur mes deux albums. J’ai donc commencé à me donner des thématiques, par exemple en parlant de la Gougou, le monstre marin de Miscou, et de ma vie sur l’île avant la construction du pont», indique Sandra Le Couteur.

Pour son nouveau spectacle, la chanteuse s’est permis d’aller encore plus loin dans ses confidences, et même dans sa folie. Car Sandra Le Couteur aime raconter, faire rire les gens avec ses anecdotes et son aura de tragédienne comique, affirme-t-elle dans un rire bien gras.

«Dans mon spectacle, j’interprète Que la lune est belle ce soir avec un chapeau de cow-boy! Je reprends aussi la chanson Jalouse de Marie-Philippe Bergeron de façon très théâtrale, selon mon interprétation personnelle, entre autres», signale Sandra Le Couteur.

La diva acadienne sera accompagnée des musiciens Isabelle Thériault, Théo Brideau, Nicolas Basque et Julien Breau.

Sandra Le Couteur espère en outre présenter son spectacle à Montréal au cours des prochains mois.