Prix de la musique folk canadienne: Lisa LeBlanc blanchie

SAINT-JEAN – En nomination dans les catégories Auteur-compositeur francophone et Artiste de la relève de l’année, la jeune chanteuse acadienne Lisa LeBlanc est ressortie bredouille du Gala des prix de la musique folk canadienne qui était présenté samedi soir au Théâtre Imperial de Saint-Jean.

Sébastien Lachance

Il s’agissait de la 8e célébration annuelle de musique folk-roots canadienne, présentée par surcroît pour la 1re fois de l’histoire au Nouveau-Brunswick.

La formation québécoise Mes Aïeux a été préférée à la populaire jeune chanteuse de Rosaireville dans la catégorie auteur-compositeur francophone, et ce grâce à leur album À l’aube du printemps, parue en mars.

Caracol, Anique Granger et l’ex-membre des Colocs André Dédé Vander étaient également en nomination dans cette catégorie.

Quelques minutes plus tard, c’était au tour du trophée de l’Artiste de la relève de l’année d’échapper à Lisa LeBlanc. Les juges lui préférant le duo Pharis & Jason Romero, originaire de la Colombie-Britannique.
Une vingtaine de prix ont été décernés au cours de la soirée qui était animée par Benoit Bourque, membre de la formation musicale La Bottine Souriante. Parmi les plus prestigieux prix ayant été remis, notons celui du Groupe de l’année qui est allé à The Fretless.

Les formations musicales francophones Le Vent du Nord et La Bottine Souriante étaient également de la course pour l’obtention de cette statuette.

Michael Jerome Browne s’est quant à lui vu remettre le prix d’Artiste solo de l’année.

La chanteuse de l’Île-du-Prince-Édouard Catherine MacLellan a mis la main sur la prisée récompense d’Auteur-compositeur anglophone de l’année.

Benoit Bourque a fort bien tiré son épingle du jeu comme maître de cérémonie bilingue de l’événement. Sobre, sans superflu, le mot toujours juste, ce dernier a confié en entrevue à l’Acadie Nouvelle avoir savouré l’expérience d’hôte du gala.

«Simple, sympathique, le défi était d’animer dans les deux langues, de faire un bon mélange», de dire Benoit Bourque, qualifiant le Théâtre Imperial de Saint-Jean de l’un des plus beaux au pays.

La vibrante prestation sur scène du bluesman de Perth Andover Matt Andersen aura été sans doute le moment fort de l’événement.

Seule note discordante de la soirée, l’absence de nombreux artistes récipiendaires des différents prix remis lors du gala.