L’anticonte de fées de Julien Cadieux

DIEPPE – Le nouveau court métrage de Julien Cadieux, Julie au bois, présenté en première mondiale en clôture du FICFA, constitue en quelque sorte un anticonte de fées.

Pour son troisième court métrage de fiction (Le vieux garçon, Récits d’hyperinflation), Julien Cadieux a tourné dans la ville de Québec. Ce projet est né d’une entente de partenariat entre Film Zone à Moncton et Spirafilm à Québec qui vise à encourager le développement de la fiction. Le concours s’intitule Tourner à Québec. C’est Julien Cadieux qui a été choisi lors de l’édition du FICFA 2011 pour réaliser un court métrage dans la capitale québécoise. Encore une fois, le jeune réalisateur acadien s’est inspiré des lieux pour imaginer une histoire.

«Justement, c’est surtout la ville qui a inspiré l’idée. À la base, je me suis dit qu’est-ce qui nous ramène, nous les Acadiens, vers le Québec. Au-delà de la langue, il y a le fait qu’une grande majorité de jeunes de 18 ans passe la frontière pour aller fêter leur majorité à Québec. C’est souvent un contact avec la ville et l’urbanité pour une première fois», a déclaré Julien Cadieux.

Julie au bois raconte l’histoire de Julie (Claudie Landry), une Acadienne de 18 ans, qui rend visite à sa cousine et des amies à Québec afin de célébrer sa majorité, dans les bars. Mais cette soirée ne se terminera pas nécessairement comme elle l’aurait souhaité. Julien Cadieux a bâti son film aussi un peu en fonction de la géométrie de la ville, avec Lévis, le fleuve, le traversier et le Château Frontenac qu’on voit dans le paysage.

«C’est un anticonte de fées à mon avis, dans le sens qu’elle ne trouve pas son prince charmant. Il y a aussi le mystère et le château qui est un peu une symbolique du rêve.»

Le cinéaste a passé une série d’auditions pour trouver les comédiennes du film. Claudie Landry qui incarne Julie demeure au Nouveau-Brunswick.

«J’ai décidé de passer à travers un processus d’audition pour trouver un groupe de filles qui vont bien ensemble. Ç’a été un apprentissage pour moi et un tournage intéressant avec des gens de Spirafilm et des gens à différents postes qui étaient aussi à leurs premières armes», a ajouté le réalisateur qui une fois de plus, propose une mise en scène soignée.

Plusieurs scènes se déroulent à l’extérieur en hiver et dans un bar aux lumières feutrées. Le cinéaste considère que tout s’est bien déroulé et qu’en étant entouré d’une équipe, il a pu se concentrer sur son rôle de réalisateur.

Julien Cadieux tournera au printemps prochain une série documentaires sur les phares et les gardiens de phare sur la Côte atlantique avec Bellefeuille Production. Julie au bois précède la projection de Camion au Théâtre Capitol, vendredi, à 20 h.