L’Atelier d’opéra de l’Université de Moncton s’attaque à Cendrillon

MONCTON – L’Atelier d’opéra de l’Université de Moncton s’attaque à une production d’envergure, Cendrillon, un opéra en quatre actes et six tableaux de Jules Massenet, d’après le conte de Charles Perrault, qui mettra en vedette environ 70 artistes.

L’un des contes les plus célèbres de tous les temps, Cendrillon, allie féérie, magie, romantisme et burlesque. Selon le metteur en scène et scénographe, René Poirier, et la directrice artistique et professeure de chant, Monette Gould, il s’agit d’un chef-d’oeuvre musical.

«On connaît tous cette histoire et dans cet opéra, il y a vraiment de très beaux moments», a déclaré René Poirier.

Composée en 1894-1895, cette œuvre, qui avait été mal accueillie lors de la première à Paris, a connu un grand succès par la suite. Monette Gould a choisi cet opéra en fonction de la distribution de la classe de chant. Ils ont commencé à travailler à cette œuvre cet été. En plus des dix étudiants de la classe de chant, il y a des choristes et des musiciens de la communauté universitaire et de la région de Moncton. À la musique, au théâtre et au chant, s’ajoute de la danse, avec les danseurs de l’Académie de ballet classique et de danses modernes. René Poirier parle d’une production d’envergure.

«La dernière fois qu’on a eu un projet de cette envergure, c’était avec La flûte enchantée. Il y a beaucoup de petits rôles, d’ensembles ainsi qu’un grand choeur. Tout ça apporte énormément de belles couleurs musicales et théâtrales à l’oeuvre», a affirmé René Poirier.

Monette Gould souligne que la musique est très mélodieuse.

«C’est très beau à l’oreille et les gens vont repartir en chantant des airs», a-t-elle mentionné.

Pour Maxime Forbes (le prince) et Sylvie Bouliane (Cendrillon), l’expérience est merveilleuse même si ce projet représente beaucoup de travail.

«Cendrillon, c’est comme un rêve de petite fille qui se réalise, de jouer une princesse», a exprimé Sylvie Boulianne de la Baie Sainte-Marie. Cette étudiante de 3e année en chant en est à son cinquième opéra. L’année dernière, elle a interprété Gretel dans l’opéra Hansel et Gretel. Maxime Forbes de Tracadie-Sheila, qui chantera pour la première fois dans un opéra, estime qu’il s’agit d’une chance inespérée.

«Je trouve que ça va être de belles expériences qui vont me servir toute ma vie. C’est un opéra qui est gros, avec beaucoup de choeurs. C’est vraiment agréable à chanter. Plus ça avance, plus j’aime ça», a indiqué l’étudiant de première année en chant. Les deux étudiants, accompagnés de Sébastien Leclerc, ont présenté un extrait de l’opéra jeudi au Théâtre Capitol.

René Poirier souhaite bien représenter les deux univers de cet opéra, c’est-à-dire, l’aspect féérique et lyrique et le monde plus théâtral et burlesque de la méchante belle-mère et de ses filles, les demi-soeurs de Cendrillon. Pour les costumes, ils ont opté pour une esthétique classique, mais qui appartient aussi à une certaine intemporalité. Le livret a été écrit par Henri Cain et Paul Collin.

Monique Richard dirigera l’orchestre composé d’étudiants, ainsi que de musiciens professionnels. Les représentations auront lieu au Théâtre Capitol, le 26 janvier 2013, à 19 h 30 et le 27 janvier 2013, à 14 h.