Star Académie: un Noël pas comme les autres

QUÉBEC – Grande première médiatique mercredi soir, au Capitole de Québec. Le théâtre situé sur la rue Saint-Jean avait déroulé le tapis rouge pour le Noël de Star Académie. Les 14 académiciens ont d’ailleurs inauguré le temps des Fêtes sur des notes endiablées devant une salle comble et visiblement exaltée par leur énergie contagieuse.

La troupe de Star Académie, composée entre autres de nos trois Acadiens Joannie Benoit de Tracadie-Sheila, Jason Guerrette de Sainte-Anne-de-Madawaska et Jean-Marc Couture de Val-d’Amour, grand gagnant de la cuvée, a ainsi terminé une année 2012 faste à plusieurs points de vue.

Le groupe, Mélissa et Andrée-Anne Leclerc plus en évidence, ont ouvert le spectacle avec Glory Hallelujah sous quelques premières mesures de blues, pour ensuite se déchaîner dans une variation gospel enlevante, la troupe, à l’exception des deux principales interprètes, se promenant dans la salle et saluant le public en sautillant.

Dans les minutes suivantes, Jean-Marc Couture a entonné Sainte Nuit dans un blues manouche, avant de déclamer avec force et d’une voix étonnamment ronde la version française de The Prayer accompagné d’Andrée-Anne Leclerc.

Après avoir suscité une ovation avec son Hallelujah du grand Leonard Cohen, Mélissa Bédard a introduit le medley «party d’bureau» endiablé au possible de Star Académie, mêlant chansons populaires et folkloriques et dans lequel on a vu entre autres Jason – et sa voix haut perchée – en duo avec Jean-Marc dans ce grand classique du rock qu’est Sweet Child o’ Mine, puis Mélissa et Joannie dans un Happy Day très heureux.

Au retour de la pause, Jean-Marc est revenu sur scène avec Sophie Pelletier pour Il faut que tu saches, un duo dans lequel ils semblaient toutefois afficher un certain malaise.

Joannie, que nous n’avions pas encore vue en solo jusqu’ici, s’est emparée des planches un peu plus tard pour Marie-Noël, chanson qui lui va d’ailleurs très bien.

Jason a été applaudi peu de temps après dès les premières notes de sa version de Minuit Chrétiens, avant d’être rejoint par Carole-Anne Gagnon Lafond.

Un deuxième medley s’en est suivi, retraçant quelques-uns des grands succès qui ont jalonné l’année 2012. À part une petite portion de C’est la vie, chanson dance de Khaled, l’ensemble du numéro était composé uniquement de chansons anglophones. Peut-être est-ce un caprice, mais un ou deux morceaux de plus dans la langue de Molière – Elle me dit de Mika par exemple – auraient tout aussi bien collé à l’univers jeune et déjanté que le tableau voulait nous présenter. Cela n’a toutefois pas empêché l’animatrice et productrice Julie Snyder de danser frénétiquement pendant le tableau.

Certaines attaques manquaient également de précision, surtout au début du spectacle, et quelques rares mouvements de corps manquaient de naturel. Il reste que dans l’ensemble, les académiciens ont offert au public un feu roulant festif sans aucun temps mort.

Les autres académiciens, Mike Lee et son groove, Simon Morin et son rock et Bryan Audet en communicateur né, entre autres, ont également tiré leur épingle du jeu et fait de ce spectacle un Noël pas comme les autres.

Il faut surtout saluer leur énergie constante sur scène, les chorégraphies de Geneviève Dorion-Coupal et d’Émily Bégin et les déplacements sur scène et dans la salle, gracieuseté de la mise en scène signée Jean Lamoureux, ne leur offrant aucun répit. Et on se demande comment vont-ils passer à travers les 33 représentations d’ici le 31 décembre, d’autant plus que Productions J a annoncé deux supplémentaires pour les 22 et 23 décembre, à 10 h 30, ce qui leur fera pas moins de trois spectacles dans chacune de ces deux journées!