Préserver les contes et légendes de Sainte-Marie-Saint-Raphaël

SAINTE-MARIE-SAINT-RAPHAËL – Même si elle étudie loin de chez elle, Caroline Ferron-Savoie a toujours le cœur dans sa communauté. Depuis peu, cette jeune femme âgée de 18 ans et originaire de Sainte-Marie-Saint-Raphaël tente de rassembler les contes et légendes de son village dans le but d’écrire un recueil.

Étudiante en français à l’Université Sainte-Anne, en Nouvelle-Écosse, Caroline Ferron-Savoie a toujours aimé entendre parler de différentes anecdotes du passé, mais l’idée de créer un recueil lui est venue après une rencontre avec un groupe de conteurs de la Nouvelle-Écosse.

«Avant, ce n’était pas très important pour moi. Cette rencontre m’a marquée et j’ai trouvé que c’était important. Je me suis souvenue qu’on avait beaucoup d’histoires nous-mêmes à Sainte-Marie-Saint-Raphaël et je me suis dit que la meilleure façon de garder le patrimoine vivant ce n’est pas seulement de parler de grands héros, mais aussi des petits héros du quotidien», raconte Caroline Ferron-Savoie.

Elle demande maintenant à la population de son village de partager des histoires. L’une de ses préférées concerne l’histoire vraie d’un homme qui a voulu vivre une aventure avec une femme.

«Durant les festivités du 15 août, la journée des Acadiens, il avait décidé d’aller à la mer pour avoir une aventure avec une femme. Il se trouve que la mer a monté, ce qui a fait qu’il a perdu ses vêtements et il s’est retrouvé tout nu sur le bord de la côte devant tous les autres. C’est une histoire marquante, parce qu’on rit toujours de cet homme quand on le voit», dit-elle.

Il s’agit également d’une façon pour elle de rendre hommage à son père.

«Mon père avait toujours voulu qu’on écrive sa biographie, mais il a eu tellement d’événements négatifs dans sa vie que je ne voulais pas l’écrire. Je me suis dit que je pourrais parler de lui indirectement de cette façon et que ce serait une meilleure façon de lui rendre hommage», mentionne-t-elle.

Pour l’instant, ce projet est encore embryonnaire, mais elle souhaite que le recueil soit un jour publié pour le bien de toute la population du village.

«Souvent, ce genre de récit est retranscrit mot pour mot, mais ce n’est pas quelque chose qui m’intéresse, parce que ça peut être difficile pour certains à comprendre. Je veux que ça ait l’air d’un roman ou d’une sorte de journal pour que ce soit accessible à tous», dit-elle.