Fredric Gary Comeau remporte un prix littéraire

MONCTON – L’écrivain Fredric Gary Comeau a remporté le prix Jacques-Cartier du roman et de la nouvelle de langue française pour son ouvrage Vertiges.

La présidente du jury 2013, Nicole Brossard, poète, romancière et membre de l’Académie des lettres du Québec, a été particulièrement touchée par ce premier roman de l’auteur acadien, en le qualifiant de roman mosaïque travaillé par la poésie et la musique.

«Un roman qui épouse les langues de l’Amérique contemporaine, dans lequel Fredric Gary Comeau orchestre coïncidences et réminiscences. Il s’agit d’un véritable chassé-croisé de voix, de personnages, de villes et d’œuvres auquel répond une vivace musique de l’intime, du désir et de la création. Avec ce premier roman, Fredric Gary Comeau nous offre, dans une langue habitée d’une parfaite tension poétique, une constellation de destins dans laquelle se déploie la modernité d’une écriture et d’un art de la vie devant soi, quels que soient les vertiges et les obstacles. Un très beau roman comme une percée de vie dans l’espace contemporain qui nous emporte», a indiqué Mme Brossard.

Ce prix a été annoncé à l’ouverture officielle des 26e Entretiens du Centre Jacques-Cartier de Lyon. Accompagnée d’une bourse de 5000 $, la récompense lui a été remise lors d’une réception à l’École normale supérieure de Lyon, lundi. Paru aux éditions XYZ, Vertiges s’est distingué parmi les quelque 200 ouvrages présentés dans le cadre de ce troisième concours, créé par le Centre Jacques-Cartier en collaboration avec le Grand Prix du livre de Montréal. Fredric Gary Comeau a signé à ce jour une douzaine de recueils de poésie et quatre albums de musique applaudis par la critique. Il a été finaliste au Prix du Gouverneur général du Canada en 2012 en poésie.

C’est à l’occasion de son 25e anniversaire, en 2009, que le Centre Jacques-Cartier a fondé le prix Jacques-Cartier, que l’on remet à un romancier ou à un nouvelliste de langue française, inscrit au Grand Prix du livre de Montréal. Il souligne la qualité d’une œuvre dont la facture et l’originalité enrichissent le patrimoine littéraire de la francophonie.