Un jeune rockeur dieppois âgé de 20 ans voit grand

DIEPPE – L’Acadie développe des chanteurs comme d’autres «pays» produisent du café ou des céréales, en quantité industrielle et dans différentes saveurs. Le dernier en lice, au goût rock cette fois-ci, a pour nom Travis Cormier.

Âgé de seulement 20 ans, le jeune auteur-compositeur-interprète de Dieppe tente de se faire une place dans la jungle musicale américaine avec les groupes The Painkillers, mettant aussi en vedette l‘acteur Billy Unger, et British Convicts (facebook.com/britishconvicts). Il fait aussi partie du groupe acadien Skyne, comprenant également André Bourgeois, Rémi Richard, Jacques Daigle et Luc Ogilvie.

De plus, le chanteur à la longue chevelure prépare la sortie d’un premier mini-album solo de quatre pièces, deux en anglais et deux dans la langue de Molière, qu’il a intitulé Now or Never et qu’il prévoit lancer en juin à Moncton.

«Je vais être au Nouveau-Brunswick en juin pour un spectacle au Colisée de Moncton avec Skyne et j’aimerais en profiter pour lancer mon premier album en solo. Je veux faire carrière dans la musique et je tente en ce moment de me faire un nom aux États-Unis. Par contre, je suis Canadien et j’avoue que mon monde me manque. Et puis, comme je chante aussi en français, je ne dirais pas non à tenter ma chance au Québec. Il y a quelques années, j’ai eu la chance de faire un cover du groupe La Chicane, Juste pour voir le monde, qui tourne encore à la radio. Je me garde donc toutes les portes ouvertes», mentionne-t-il.

Le 28 juin, Cormier et ses complices de Skyne auront l’occasion de jouer devant un large public au Colisée de Moncton puisqu’ils feront la première partie du spectacle Rockin’ the 80’s, qui comprendra aussi Honeymoon Suite, Glass Tiger et Haywire.

Le parcours de Travis Cormier n’est pas banal. À l’âge de 17 ans, alors qu’il fréquentait l’école Mathieu-Martin, il décide de s’inscrire au Musicians Institute de Hollywood, un collège se spécialisant dans la musique contemporaine. À sa grande surprise, il est choisi et c’est le coeur rempli d’espoir qu’il s’exile dans la capitale du cinéma.

«Je n’avais pourtant rien planifié. Ma 12e année scolaire était presque terminée et j’ai décidé comme ça d’envoyer une présentation comprenant quelques vidéos au Musicians Institute. Je l’ai fait sans trop y croire. Ils m’ont ensuite aussi fait passer des auditions. Quand j’ai eu la réponse comme quoi j’étais accepté, j’ai juste dit “wow!”», mentionne-t-il.

Cormier, qui gratte la guitare depuis l’âge de 4 ans, dit devoir beaucoup à son professeur de musique, Christien Belliveau.

«J’ai commencé à étudier avec lui à l’âge de 13 ans. Sans Christien, je ne serais pas dans la musique aujourd’hui. Il m’a transmis sa passion. Il m’a aussi fait découvrir des groupes que j’écoute encore aujourd’hui», raconte celui qui est également acteur dans la télésérie Lab Rats, sur Disney XV.

«C’est Billy Unger, qui est la vedette de l’émission, qui a parlé pour moi. J’y ai juste un petit rôle, mais c’est devenu un bon sideline. Je ne dirais pas non d’ailleurs à devenir un véritable acteur, mais il faudrait d’abord que je suive des cours», ajoute Travis Cormier, dont le talent de chanteur ne fait aucun doute dans une interprétation de Jean Batailleur de Zachary Richard, que l’on peut retrouver aisément sur YouTube.