Le film La gang des hors-la-loi présenté en grande première à Dieppe

DIEPPE – Récit d’un parcours initiatique vers la rédemption, du dépassement de soi et de la transmission d’un héritage, La gang des hors-la-loi est un joli conte qui flirte avec le drame psychologique, la comédie et le film d’aventures. Présenté en première au Cineplex de Dieppe mardi soir, il a conquis son public.

La gang des hors-la-loi est le premier film entièrement tourné au Nouveau-Brunswick depuis longtemps. C’est un produit local et une source de fierté. Le réalisateur Jean Beaudry a dit l’immense plaisir qu’il avait eu de tourner le film en Acadie, parmi des gens généreux et chaleureux. Avant la présentation, le cinéaste a tenu à casser une rumeur naissante.

«Il y en a qui disent que c’est un film pour enfants. C’est faux. Ce n’est pas un film pour enfants, c’est un film avec des enfants, des grands, des petits. C’est un film qui raconte une histoire avec des personnages qui sont proches de nous, de vous, des personnages avec toutes sortes d’accents et de toutes les couleurs, mais qui vous ressemblent étrangement.»

Il s’agit du cinquième film pour le Montréalais André Kasper, qui interprète Nicolas («Nicky»), et trouve ici son premier rôle principal. Le jeune acteur de 12 ans s’est confié à l’Acadie Nouvelle.

«J’ai vraiment adoré être en Acadie, c’était une expérience magnifique, a-t-il dit à l’issue de la projection. Tout le monde est souriant, chaleureux et gentil, comme Charles (Gillespie). On a cliqué, on a une relation vraiment belle.»

André Kasper a puisé dans l’histoire de sa famille pour camper son personnage orphelin de père. Dans le film, il utilise le gant de baseball qui appartenait à son oncle, prématurément disparu. 

Charles Gillespie, 15 ans, s’est glissé dans le rôle de Rocky dit «Tiger», le meilleur ami de Nicky. Il s’agit de la première expérience cinématographique pour le jeune Dieppois. Visiblement emballé, il s’est vu à l’écran pour la première fois mardi soir. Une sensation étrange, mais qui lui donne envie de refaire du cinéma.

«J’adorerais ça. C’est l’fun. Une fois que tu le fais, tu veux le refaire», a lancé l’adolescent.

Guy Thauvette, qui joue le rôle de Jérémie Boudreau, le grand-père de Nicolas, a conservé du tournage des souvenirs très forts. Tourner avec des enfants a fait ressortir celui qui sommeille en lui. Il en a livré une belle leçon de cinéma.

«On va chercher ce qu’il y a d’enfant en nous pour faire ce métier. C’est la pureté qu’on essaie d’avoir dans le plaisir de jouer avec la vérité.»

Le film sera projeté sur les écrans francophones de la province à partir du 25 juillet. Il n’aura que peu de temps pour faire ses preuves s’il veut rester à l’affiche plus d’une semaine. Clarence LeBlanc, de Connections Productions, estime qu’il trouvera son public par le bouche-à-oreille.

«J’espère que les gens vont faire en sorte de venir le voir en groupe. Non seulement on a fait le film au Nouveau-Brunswick, mais si on le supporte comme public, ça va aider à en faire d’autres», a dit le producteur.