La Galerie Sans Nom lance sa programmation

MONCTON – Dix expositions, un festival d’art sonore, des résidences de création et des conférences composent la nouvelle saison de la Galerie Sans Nom maintenant dirigée par Annie France Noël et Rémi Belliveau.

Le lancement de la programmation de la GSN s’est tenu vendredi, dans le cadre du 28e Festival international du cinéma francophone en Acadie.

Pendant le festival, la galerie a proposé plusieurs activités. À ce chapitre, figure l’installation médiatique, mon/ton, de l’artiste d’origine colombienne Paolo Almario sur la représentation spatiale. Pendant 10 jours, Paolo Almario a capté de façon numérique à l’aide d’un dispositif électronique des données dans l’espace près de la rivière Petitcodiac, comme la pression barométrique et des vibrations. Il a ensuite matérialisé ses données dans une installation constituée d’une immense mosaïque de petits cubes en mouvement, projetée sur le mur de la galerie. Elle est composée de 14 400 images différentes qui bougent de façon indépendante.

«Ces données affectent notre perception de l’espace et nous donnent de l’information en tant qu’individus pour développer notre identité. Ça va au-delà de l’audiovisuel. C’est la première fois que je présente les données en tant que telles. Aller capturer l’espace, c’est assez politique comme déclaration», a commenté Paolo Almaria qui a dévoilé son installation vendredi.

Cette résidence de création croisée est le fruit d’une collaboration entre la Galerie Sans Nom et le centre d’artistes, Le Lobe, au Saguenay, à travers le partenariat qui s’est développé entre le festival Regard sur le court métrage Saguenay et le FICFA.

À son tour, Le Lobe invitera un artiste de Moncton à se produire au Saguenay en mars 2015. Jean-Denis Boudreau a été choisi. Le coordonnateur artistique et responsable de la programmation au Lobe, Jean-Marc Roy, explique qu’ils ont eu un coup de cœur pour cet artiste, notamment en raison de sa proposition rafraîchissante et son humour singulier.

«Le projet est né d’une discussion, il y a quelques années, avec les responsables de la GSN et du FICFA en se disant que ce serait le fun de créer un pont. Je trouve que nous avons des réalités et des relations similaires. Les festivals peuvent être des raisons et des contextes d’accueil et les centres peuvent travailler de concert pour organiser cet échange-là. Ça s’inscrit aussi dans une volonté d’échanger avec d’autres provinces. Je trouvais que c’était une belle porte d’entrée ici», a exprimé Jean-Marc Roy.

D’après le directeur du FICFA, Marc Gauthier, la relation entre le festival et celui du Saguenay est unique. Les expositions en lien avec le FICFA sont en montre jusqu’au 12 décembre. En décembre, la GSN accueillera l’artiste de Moncton Tanya Busse qui habite maintenant en Norvège. Elle développera une nouvelle exposition qui sera présentée cet hiver.