Humour et chansons: 40 ans de métier pour François Léveillée

CAMPBELLTON – S’il doit en grande partie sa notoriété à l’humour, c’est dans la chanson que François Léveillée a fait ses premières armes.

Et c’est d’ailleurs ces deux facettes de sa vie professionnelle qui se retrouveront avec lui sur scène alors qu’il sera de passage au Nouveau-Brunswick la semaine prochaine dans le cadre d’une mini-tournée provinciale.

L’humoriste québécois propose en effet un spectacle alliant humour et chanson, ses deux passions. «Ma carrière a commencé dans la chanson, comme auteur-compositeur-interprète au milieu des années 70», raconte l’artiste qui a d’ailleurs quatre albums à son actif, deux remontants au début de sa carrière, un d’humour et un autre plus récent datant de 2013.

Pour souligner ses 40 ans de carrière, celui-ci a décidé de revenir à ses premiers amours, la chanson, tout en conservant néanmoins un volet humoristique.

«En fait, c’est un spectacle d’humour entrecoupé de chanson», précise l’artiste, soulignant que le spectacle est bien en scelle, avec plus d’une centaine de représentations en deux ans.

«Je me raconte beaucoup dans ce spectacle. Je parle de ma carrière et de ses débuts, et aussi du fait que je suis un boomer et de tout ce que cela implique. Et en plus, on se paye la traite avec une vingtaine de chansons», dit-il, avouant avoir rapatrié cet aspect de sa carrière par nostalgie.

«Je n’ai jamais arrêté de faire de la musique ou de chanter. Je le faisais par contre de façon un peu plus effacée. Et ça me manquait de le faire vraiment dans un contexte de spectacle. Et il y a aussi un certain concours de circonstances puisque ma fille – Sarah Toussaint-Léveillée – s’est lancée dans la chanson. Elle a fait ma première partie et, ensemble, on a finalement fondé notre propre maison de disque. Replonger là-dedans m’a donné le goût d’incorporer la musique à ma carrière d’humoriste», exprime M. Léveillée.

Est-ce que ce mélange d’humour-chanson est une formule qui risque de le suivre à plus long terme ? «Définitivement», dit-il. «Je ne crois pas que je pourrais partir uniquement en tournée musicale, car les gens m’identifient davantage comme humoriste, ils me reconnaissent là-dedans. Et ça me va, puisque j’aime toujours ça. Et c’est pourquoi j’adore la formule hybride. Ça fonctionne très bien. C’est l’fun, à 62 ans, de se faire dire: je ne savais pas que tu jouais aussi bien de la guitare», souligne ce dernier en riant.

Artiste engagé, François Léveillée a récemment prêté son nom à la cause de la petite municipalité gaspésienne de Ristigouche-Sud-Est qui fait l’objet d’une poursuite de la part d’une compagnie pétrolière après avoir adopté un règlement municipal visant à limiter les forages près des sources d’eaux potables. Malheureusement, en raison d’une blessure (bras cassé), celui-ci a dû annuler sa prestation.

«Ça m’a fait de la peine, car je trouve que c’est une cause très intéressante. Je crois que c’est notre devoir de s’impliquer dans ce que l’on croit. C’est certain qu’on ne peut pas endosser toutes les causes, mais c’est bien d’en identifier quelques-unes», mentionne-t-il, lui qui a aussi appuyé un organisme venant en aide aux jeunes adolescents aux prises avec des problèmes de consommation ainsi que LEUCAN.

La tournée commence le 11 février à Edmundston et prendra par la suite la direction de Lamèque (13 février), Balmoral (14 février) et Kedgwick (15 février). L’humoriste confie d’ailleurs avoir bien hâte de renouer avec son public néo-brunswickois, un public qu’il connaît bien.

«À l’époque où j’étais chanteur, j’ai fait le Festival de Caraquet et par la suite le tour de la province à quelques reprises. Et ça, c’était avant l’humour qui est arrivé quelques années plus tard, vers 1986», ajoute-t-il, se souvenant, entre autres, avoir fait la première partie de Roch Voisine lors de la Foire brayonne.