Sandra Le Couteur dévoile les couleurs de son nouvel album

MONCTON – Au cœur du nouvel album de Sandra Le Couteur, Le Phare, se croisent la poésie et la mer. Les 12 chansons incarnées par la voix puissante et enveloppante de cette grande dame de la chanson invitent à voyager à travers diverses couleurs musicales.

L’univers maritime n’a jamais été aussi présent dans l’oeuvre de cette chanteuse qui partage sa vie entre son île acadienne et Montréal. Dans certaines chansons, on peut même entendre des sons rappelant ceux de la mer. De Valéry Robichaud et Viviane Audet, la chanson titre du disque que l’on peut entendre aussi dans le film de Julien Cadieux, Le chant du phare, évoque de belle façon cet appel de la mer et cet attachement à ces monuments qui surplombent l’océan.

«On dirait que j’ai une corde avec moi qui traine le phare à mon pied et c’est une belle corde. Je suis contente et fière parce que c’est tout un univers la mer», a déclaré la chanteuse au cours d’un entretien téléphonique depuis Montréal où elle lancera son nouvel album mardi.

Pour ce troisième opus, elle s’est entourée d’auteurs-compositeurs de talents tant pour la musique que pour les paroles. Son fils Valéry Robichaud, Viviane Audet, Jean Royer, Tristan Malavoy, Louise Marois, Diane Roy-Friolet, ainsi que Gilles Bélanger, (12 hommes rapaillés) un des piliers de la chanson québécoise, figurent sur la liste des collaborateurs. Éric Goulet du groupe de rock alternatif Les Chiens qui a assuré la réalisation joue la plupart des instruments et signe la superbe chanson L’océan. Si les textes poétiques et la grande voix de Sandra Le Couteur sont toujours au rendez-vous sur ce disque, la musique a des couleurs un peu plus modernes.

«Éric Goulet m’a amené dans un autre univers. Mes deux premiers albums étaient assez classiques et je voulais me sortir de ça, pas que je renie ce que j’ai fait, mais je voulais aller ailleurs et être plus moderne», a-t-elle expliqué. Éric Goulet qui a son propre studio d’enregistrement à Montréal a réalisé notamment des albums de Pierre Flynn, de Michel Rivard et un mini disque des sœurs Boulay.

Depuis son premier disque en 2005, Sandra Le Couteur a parcouru sa route comme elle l’entend. À l’image de la chanson Le Phare dans laquelle elle chante «qui m’aime me suive», elle ne cherche pas la célébrité à tout prix.

«Si vous aimez ça tant mieux, mais si vous n’aimez pas, ce n’est pas grave», a exprimé l’artiste qui envisage de faire un bon bout de chemin avec ce disque.

Amoureuse de la littérature, elle aime les histoires bien écrites. D’ailleurs, les 12 chansons de son album sont en fait 12 histoires de vie. Les émotions sont souvent à fleur de peau, comme en témoignent La lune (Valéry Robichaud et Viviane Audet) et Les mots de la mer de Lydie Outhier et Gilles Bélanger. Étant un ami de longue date de l’Acadienne, celui-ci collabore à six chansons du disque, dont deux textes de Sandra Le Couteur qu’il a mis en musique. Si les textes sont importants pour cette poète-chanteuse, la musique l’est aussi.

«Tu as bien beau avoir le plus beau texte que tu veux, il faut que tu vibres en dedans quand t’entends la musique, c’est un tout.»

Pour son lancement au Cabaret Le Lion d’Or, elle sera entourée de cinq musiciens, dont trois membres du groupe Les Chiens. Un lancement est aussi prévu au Centre étudiant le Baccus à Shippagan le 2 avril à 17 h. Par la suite, la chanteuse partira en tournée en France et en Belgique où elle sera accompagnée de Julien Breau et de Denis Surette.

Sandra Le Couteur travaille avec une agente de spectacle à Montréal et une gérante en Acadie. Elle sera de retour au Nouveau-Brunswick au printemps afin de préparer la série de spectacles au phare de Miscou. La programmation sera annoncée en avril.