Francine Lareau: pas connue, mais très drôle

MONCTON – Si elle n’est pas connue encore, elle pourrait le devenir bientôt. L’humoriste Francine Lareau qui se propose de faire rire et réfléchir le public entreprend une première tournée dans les Provinces maritimes, du 29 avril au 3 mai.

La lauréate du Festival le Tremplin 2013 de Dégelis (catégorie humour), Francine Lareau arrive dans le monde de l’humour avec un bon bagage d’expériences de vie et de scène comme comédienne. Tour à tour philosophique, politique et social,  l’humoriste québécoise pose un regard critique sur le monde qui l’entoure, tout cela avec une touche d’autodérision. Elle est sympathique et très dynamique sur scène. L’être humain est la matière première de cette fine observatrice de la société qui livre des monologues qui mettent en lumière les travers de la vie en général.

«Mon sujet principal c’est vraiment l’humain, les gens, c’est-à-dire comment on est, comment on réagit et ce qui nous intéresse dans la vie. On n’est pas toujours au meilleur de soi-même, souvent on va aller vers la facilité», a déclaré en entrevue l’humoriste.

Après avoir travaillé pendant plusieurs années comme comédienne au théâtre et à l’écran, ainsi que dans d’autres domaines, elle s’est lancée dans la création d’un premier spectacle d’humour qui s’intitule Chu pas connue (encore!); une œuvre bien accueillie par la critique au Québec.

«C’était le rêve de ma vie, je l’ai écrit, je l’ai monté, je le produis, je le vends, je le tourne et je le joue», a affirmé celle qui se voit surtout comme une monologuiste. Contrairement à bien des humoristes québécois, elle ne fait pas du stand-up, elle s’amuse plutôt à dire qu’elle aime réfléch«rire».

«Même si j’ai une belle carrière, je ne suis pas quelqu’un d’immensément connu. Souvent les gens pensent que si tu ne passes à pas à la télé, tu n’es pas une artiste, mais on peut avoir une carrière fabuleuse comme auteur, écrivain, musicien, acteur sans avoir passé à la télévision», a-t-elle poursuivi.

Bien que certaines humoristes comme Lise Dion et Cathy Gauthier connaissent une belle carrière, la bataille des femmes en humour n’est pas encore gagnée, soutient Francine Lareau.

«Le domaine de l’humour au Québec, c’est très gars et très jeune. Ce sont les gars qui prennent les décisions. Il y a quelques filles qui réussissent à très bien sortir leur épingle du jeu, mais il y a encore du travail à faire», a ajouté celle qui anime des soirées d’humour appelées Les Femmelettes à Montréal qui met en scène un collectif de femmes humoristes. Ces laboratoires d’humour au féminin font salle comble chaque mois.

Après avoir présenté une vitrine à la FrancoFête en novembre dernier, des diffuseurs l’ont invitée à faire une tournée dans les Maritimes. Elle sera à Moncton le 29 avril, à Charlottetown le 30 avril, à Shippagan le 1er mai, à Grand-Sault le 2 mai et à Kedgwick le 3 mai. n