L’Edmundston d’autrefois revit en peinture

EDMUNDSTON – Le Edmundston des années 1960 et 1970 revit par l’entremise des coups de pinceau et les toiles de l’artiste-peintre, Jacques Raoul Tremblay.

Peintre professionnel autodidacte, Jacques Raoul Tremblay a toujours couché sur toiles la mosaïque culturelle des paysages québécois ou madawaskayens dans un style figuratif très coloré.

Une cinquantaine de ses œuvres sont actuellement en montre à la galerie du Centre des arts de la Petite église au centre-ville d’Edmundston dans le cadre de l’exposition, Le Madawaska, une histoire d’amour. L’une de ses marques de commerce est que le contour de ses tableaux est toujours noir, ce qui, selon lui, fait ressortir ses peintures.

Cet artiste montréalais de souches madawaskayennes vit de son art depuis plus de trois décennies. Il possède deux galeries dans la métropole où sont exposées en permanence ses œuvres. Mais il avoue qu’il s’agissait d’un premier vernissage en carrière pour lui, jeudi, lors du lancement de l’exposition.

Lui et sa conjointe, une Brayonne pure laine, sont venus s’installer au Madawaska à leur retraite au début des années 2000. Il a peint cette série sur Edmundston au cours de la dernière année sans objectif au départ d’en faire une exposition.

«Ma famille habitait à Montréal, mais nous avions un chalet dans le chemin Baisley à Saint-Jacques. Nous y venions chaque été. J’ai peint mes souvenirs d’enfance. Pour moi, c’était une façon de léguer un héritage à mes enfants et leurs descendants», a-t-il expliqué.

Les édifices et scènes de la vie quotidienne représentés dans ses toiles ont beaucoup changé depuis. Plusieurs édifices sont tombés sous le pic des démolisseurs ou ont une nouvelle vocation.

Plusieurs scènes sont issues de ce qu’il se rappelle, et d’autres ont été réalisées à partir de photos.

«Je ne l’ai jamais vu autant sourire que lorsqu’il peignait cette série sur Edmundston. Il m’a fait souvenir de choses dont je ne me rappelais plus» a confié sa conjointe, Doris Charest-Tremblay.

Quelques tableaux ont trouvé preneur lors du vernissage, jeudi soir. Leur auteur avoue qu’il aurait souhaité qu’une entité, comme un foyer de soins ou la municipalité, fasse l’acquisition de plusieurs tableaux pour les installer au même endroit.

Au terme de l’exposition le 19 juin, une sélection de ses toiles sera en montre dans les corridors de l’Hôtel de Ville d’Edmundston.

Cette série sur Edmundston risque d’avoir une suite. «J’ai des idées pour deux ou trois années encore», a-t-il lancé en faisant référence aux nombreuses photos anciennes reçues.

Un livre qui regroupera les toiles sera sous peu mis en vente. Une série de cartes postales sera aussi créée.