Danny Boudreau de retour avec Danny Party

Alors que la pièce Temps des nuages, tirée de son anti-compilation Entre hier et demain, occupe encore cette semaine la deuxième position du palmarès pop/rock de l’ARCANB, Danny Boudreau est à fignoler les derniers détails en vue du lancement de son nouvel album qui aura lieu le 2 août à Caraquet, tout de suite après le feu d’artifice prévu en soirée à l’extérieur du Carrefour de la Mer.

Un huitième opus qu’il a voulu plus festif et qui nous ramène au début des années 1990, à l’époque où il faisait la joie des festivaliers avec ses comparses du groupe Hommage, Dan Godin, Rémi Boudreau et André Arseneau.

L’album de dix chansons, intitulé simplement Danny Party, transpire la mer et l’aventure. Ç’a au départ un côté breton fort assumé, du moins la première partie, puis ça converge vers un son plus cajun.

Pour tout dire, ça ressemble à du Soldat Louis à qui on aurait insufflé du 1755. Même qu’on retrouve aussi un peu de Denis Richard, ou plutôt du Euclide Saint-Coeur, dans la très réussie Chevrolet Bel-Air. Enfin, deux pièces instrumentales à la sauce Bottine Souriante, mettant en vedette le jeune violoniste Justin Doucet, complètent le tout.

Danny Boudreau est manifestement très fier du résultat, surtout qu’il a tenu à le réaliser lui-même. Un exercice qu’il avait déjà commis en 2000 pour Odyssée, son deuxième album. Il a écrit et composé la musique de toutes les pièces, sauf Marin perdu, dont il a fait les arrangements en compagnie de Mario Robichaud. Il insiste toutefois pour dire que cette décision n’est pas un désaveu envers les réalisateurs avec qui il a travaillé auparavant.

«J’ai adoré travailler avec Marc Beaulieu, André Lambert, Pierre Duchesne et George Belliveau dans le passé, mais là j’avais le goût de prendre les rênes, d’avoir le contrôle de tout», affirme-t-il.

«Pour mes autres albums, tout en essayant de conserver une certaine continuité, j’ai toujours fait en sorte d’apporter une couleur différente à chacun d’entre eux. Je pense à Sans détour qu’André a réalisé et qui avait un son plus chaud. Pierre, lui, m’a permis de visiter le son des années 1970 avec J’aime le vent, alors que ceux avec Marc (Mes légendes, Cœur variable et Les petites heures du matin) étaient plus épurés. Quant à George, je l’avais choisi pour Entre hier et demain parce que je voulais qu’il apporte sa fougue et son énergie. Pour Danny Party, je voulais un album destiné pour les festivals. Je savais ce que je voulais», raconte l’auteur-compositeur-interprète âgé de 48 ans.

Le projet, dit-il, a commencé à germer dans sa tête l’été dernier, pendant son passage au Festival interceltique de Lorient (voir la vidéo de cette performance ci-dessou). Boudreau y avait alors chanté une nouvelle composition, Amis Bretons – qu’on retrouve d’ailleurs sur l’album – qui connu un impact bien au-delà des attentes. Un coup de foudre qui, en plus de le ravir, l’ébranlera complètement.

 

«À ce moment-là, c’est l’idée de préparer une suite à Mes légendes qui occupait mes pensées, même si j’ai commencé depuis 2011 à rendre mes spectacles plus festifs. Je m’étais d’ailleurs éloigné pendant quelques années des festivals. Mais quand j’ai vu la façon dont ils ont accueilli Amis Bretons, il y a eu comme un déclic. Ç’a été le coup d’envoi. J’ai réalisé qu’il n’y avait plus beaucoup de musiciens qui faisaient de la musique festive en Acadie. Il y en a encore un peu, mais pas autant qu’avant. Cela dit, je vais revenir à Mes légendes 2 dans un avenir rapproché.»

«Cet album s’est fait très rapidement, sans aucun doute le plus rapide ma vie. Je l’ai aussi un peu fait en cachette. J’ai commencé à écrire les chansons en février et nous sommes entrés dans le studio de Danny Bourgeois à Memramcook (Pumpk’n Patch) en mai. Nous avons mis trois jours à enregistrer l’album. Comme je voulais faire de l’espace à Justin Doucet, on a ajouté deux pièces instrumentales. J’y tenais parce que sans Justin, cet album ne serait pas ce qu’il est. Il est une partie importante de l’album et je voulais que ce soit sa carte de visite. Justin, c’est mon Johnny Comeau», révèle l’artiste de Petit-Rocher.

Outre Boudreau (guitare acoustique et flûte) et Doucet (violon et mandoline), les autres musiciens qui ont travaillé sur l’album sont Danny Bourgeois (batterie et percussions), Sylvain Doucet (basse), Mario Robichaud (claviers), Jean-Guy Grenier (banjo), Marc Beaulieu (accordéon) et Mike Bourgeois (guitare électrique). Ce dernier s’est aussi occupé du matriçage.

Un premier extrait radio, Le vieux matelot, devrait commencer à se faire entendre dans les prochains jours. La pièce sera aussi disponible sur iTunes. Quant à l’album, on pourra se le procurer dès le 31 juillet sur iTunes, de même que dans les différents points de vente de Distribution Plages partout au Canada.

Un artiste plus occupé que jamais

Danny Boudreau se produira un peu partout en Acadie au cours des prochains mois. Une série de spectacles qui lui permettra bien sûr de présenter ses plus récentes compositions tirées de son nouvel album Danny Party, dont le lancement est prévu pour le 2 août à Caraquet.

ll sera à l’extérieur du Carrefour de la mer en compagnie de son band de tournée composé de John Boulay (guitare électrique), Luc Roy (batterie) et Jesse Mea (claviers). Des représentations sont également confirmées pour Petit-Rocher (8 août), Bathurst (14 août), Miramichi (15 août, midi), Fredericton (15 août, soirée), Dieppe (19 août, Mercredis Shows) et Edmundston (22 août). D’autres dates pourraient s’ajouter dans les prochaines semaines.

Il partira ensuite pour une tournée en duo avec le jeune violoniste Justin Doucet, où ils fouleront les scènes de Cap-Pelé (14 octobre), d’Alcida-Dauversière (16 octobre), de Miramichi (17 octobre), de Campbellton (21 octobre), de Tracadie (24 octobre), de Caraquet (26 octobre), de Dieppe (5 novembre), de Le Goulet (7 novembre), de Saint-Paul (15 novembre), de Saint-Jean (18 novembre) et de Kedgwick (21 novembre).

Mais avant tout cela, il prendra part au spectacle de 1755, le 18 juillet, à Shediac, de même qu’à celui du 19 juillet au Phare de Miscou, dans le cadre du Festival Voir Miscou et mourir, et au party des Mimiques de Tracadie le 1er août avec les membres du groupe Les gars du Nord, Wilfred Le Bouthillier, Jean-Marc Couture et Maxime McGraw, de même que Jean-François Breau.

Une tournée de Danny Party est également en préparation dans l’Ouest canadien à compter de janvier.

Bref, l’auteur-compositeur-interprète de Petit-Rocher est un artiste fort occupé et ce n’est certainement pas lui qui va s’en plaindre.

«C’est assurément la période la plus achalandée de ma carrière, avoue-t-il. En fait, c’est comme ça depuis 2008. Ce n’est pas que ça n’allait pas bien avant ça, mais depuis la sortie de Mes légendes c’est constant. En plus de mes spectacles, je donne encore des ateliers dans les écoles et je suis toujours choriste à l’émission Pour l’amour du country qu’anime Patrick Norman. En septembre, je serai le directeur artistique du Sommet de la chanson, ainsi que du spectacle d’intronisation de Denis Richard. Sans oublier mon travail avec Les gars du Nord.»

Justement, une nouvelle série de spectacles avec Les gars du Nord est prévue cet automne, soit du 26 novembre au 27 décembre, en Acadie et dans l’est du Québec. Il sera de plus l’un des invités de Laurie LeBlanc pour le spectacle Noël en Acadie, qui sera présenté le 28 novembre au Wesleyan Celebration Centre de Moncton.