Le «cowboy» Jimmy Gallant célèbre ses 45 ans de carrière [vidéo]

Ils sont quand même rares les artistes acadiens qui peuvent se vanter d’avoir des enregistrements sur vinyle (microsillon et 45 tours), cassettes (huit et quatre pistes) et sur disque compact. Avec 45 ans de carrière dans la musique country western, Jimmy «le cowboy» Gallant fait partie de ce groupe.

À 14 ans, Jimmy Gallant a quitté son patelin de Saint-Jean-Baptiste, village voisin de Kedgwick, pour aller travailler à Montréal. À l’époque, c’était pour fournir un revenu additionnel à son père et la famille de 11 enfants.

À Montréal, il occupe divers emplois. Dans ses temps libres, il apprend à jouer de la guitare. C’est le coup de foudre instantané pour la musique.

«Mon père était musicien et c’était toujours du western qui jouait à la radio dans la maison. J’ai grandi sur les airs de Marcel Martel, Paul Brunelle, le soldat Lebrun et Willie Lamothe. J’ai appris la guitare en jouant des pièces des Beatles. Mais mon coeur a toujours été pour cette musique», a-t-il raconté.

En 1970, il décroche un premier contrat comme musicien. Sur scène, il a accompagné Raymond et Ginette Lavoie. Avec eux, il a aussi enregistré un microsillon. Il raconte en détails chacun de ses souvenirs.

«Je faisais la basse, mais avec ma guitare six cordes. Je serai toujours reconnaissant envers eux pour m’avoir donné ma première chance. J’ai aussi eu la chance d’accompagner de grands musiciens comme Marcel Martel, Paul Brunelle ou Marie King. Je me pinçais en me demandant si c’était possible que ça arrive à un petit gars de Saint-Jean-Baptiste», dit-il fièrement.

Il avoue que bien souvent, des gens de son entourage lui ont dit se trouver un «vrai» métier.

«On m’a souvent découragé en me disant de faire un métier plus sérieux. Quand je voyais les gens de mon entourage qui gagnaient 250 $ par semaine à la sueur de leur front et que j’en faisais le triple en faisant la musique, je ne pouvais demander mieux».

 

Jimmy le cowboy

 

Avec plusieurs compositions en banque dans son répertoire, Jimmy Gallant, a continué à faire son chemin sous son nom. Il a réalisé trois 45 tours, dont son premier lors d’un voyage de vacances. Il a même fait un enregistrement sur cassette huit pistes.

Après trois décennies passées à Montréal, Jimmy Gallant est revenu s’établir au Nouveau-Brunswick à la fin des années 1980. Il a vécu un certain temps à Kedgwick et a déposé son baluchon à Edmundston.

Depuis, il a donné de nombreux spectacles en sol acadien, notamment lors de tournées avec Larry Robichaud, Aldéi Duguay et Gaston Miron. Il participe encore à des festivals au Québec.

Dans l’ère moderne, il a produit d’autres albums en format cassette et disque compact (sept). Son dernier 45 tours, Donne-moi un break, remonte à 1985 sous l’étiquette Jim. Rien ne semble vouloir arrêter celui qui est aujourd’hui âgé de 67 ans.

«Faire de la musique, c’est ma vie, c’est du gros bonheur. Tout cela me fait oublier les tracas du quotidien. Je n’aurais jamais pensé pouvoir faire cela si longtemps, c’était un rêve. Je me sens encore jeune, je suis en santé. Je suis en route vers mon 50e anniversaire de carrière.»

Parmi ses projets futurs, Jimmy Gallant souhaite enregistrer un album des chansons du regretté Hank Williams. Il dit avoir dans ses tiroirs plus de 80 chansons inédites qu’il aimerait aussi faire connaître au public.