L’Acadie des terres et forêts en fête! se renouvelle

Le spectacle estival, L’Acadie des terres et forêts en fête!, revient pour une 14e saison. La version 2015, Dix vies au paradis, rassemblera dans une salle de classe 10 personnages historiques qui raconteront leur expérience sur terre.
Les 20 représentations se dérouleront du mercredi au dimanche, du 15 juillet au 9 août, à l’agora du parc provincial Les Jardins de la République.

Dix vies au paradis sera un clin d’oeil au téléroman 30 vies dans lequel l’une des interprètes de la troupe, Frédérique Cyr-Deschênes, a été en vedette cet hiver.

Dans cette turbulente salle de classe de l’enseignante Mère Maillet (Frédérique Cyr-Deschênes), on y retrouvera tante Blanche Thibodeau (Sabah Izayah Cyr), son époux Joseph Cyr (Étienne Deschênes), sa belle-mère, Madame Violette (Maude Cyr-Deschênes), l’héroïne autochtone Malobiannah (Roxane Couturier), l’abbé Thomas Albert (Pierre Sirois), Louis XVII (Olivier Ouellet), Mme Latour (Marie-Eve Caron), Angèle Arsenault (Amélie Michaud-Boutin), l’ancien maire d’Edmundston, le regretté J. Pius Bard (Charles Caron) ainsi que Ti-Coune (Jonathan Voisine).

«Nous avons réécrit la pièce. Nous n’avons pas le choix si nous voulons continuer à attirer les gens de la région. Le répertoire musical a été changé à environ 70 %», a mentionné Étienne Deschênes.

Ce spectacle a été présenté en avant-première lors de l’assemblée générale annuelle du Mouvement des caisses populaires acadiennes.

«Nous l’avons écrit sans trop savoir si nous serions de retour. On s’est dit que si on revenait, nous serions prêts à présenter quelque chose de nouveau», a-t-il raconté.

À chaque année, ses instigateurs se demandent justement s’ils seront de retour. Cela dépend principalement de l’appui financier en matière de commandites ou octrois.

«Quand nous avons commencé en 2002, l’Acadie allait fêter son 400e en 2004. Alors on s’est dit qu’il fallait continuer. Nous avons tenu le fort et en 2009, on a appris que la région allait être hôtesse du Congrès mondial acadien en 2014, alors on s’est mis en tête de poursuivre jusque-là. On dirait qu’il y a toujours eu un prétexte pour continuer», a indiqué Étienne Deschênes.

Il dit avoir reçu des réservations en octobre et en novembre 2014 de gens de l’extérieur qui voulaient venir voir le spectacle sur le chemin de leurs vacances.

«Quand tu reçois, en octobre, un appel d’une dame de Calgary qui te dit qu’elle veut venir assister au spectacle lorsqu’elle sera en route pour l’Île-du-Prince-Édouard, ça te motive à vouloir continuer», a-t-il ajouté.

Le budget du spectacle est d’environ 150 000 $. Pour les comédiens-chanteurs, il s’agit de leur emploi d’été. Il a été un tremplin pour plusieurs d’entre eux qui au fil des ans ont su se démarquer par la suite au niveau amateur ou professionnel. Cette année, ils seront âgés de 11 à 19 ans, à l’exception du producteur Deschênes.

«La plupart des spectacles d’été regroupe des adultes et professionnels. Ici, il permet à des jeunes artistes de la relève de faire leur classe et leur premier pas dans ce domaine», a rappelé le porte-parole du comité de promotion, Hugues Chiasson.

 

Une création acadienne qui perdure

 

À sa 14e saison, le spectacle L’Acadie des terres et forêts en fête! est en train de laisser sa marque en matière de longévité pour une création acadienne estivale.

Le porte-parole du comité de promotion du spectacle, Hugues Chiasson, a fait remarquer qu’elles sont rares les productions acadiennes qui ont atteint un tel plateau.

«L’année 2014 a été remarquable avec la tenue du Congrès mondial acadien. Nous avons rempli pratiquement à tous les soirs notre amphithéâtre de 250 places. Nous avons été le spectacle d’été le plus populaire au pays. Bon an mal an, nous avons maintenu de bonnes foules en attirant des gens de la région et les visiteurs», a-t-il indiqué. Il soutient que le nombre de réservations est sans précédent en vue de la 14e saison.

Le producteur Étienne Deschênes se rappelle des premiers pas du spectacle en 2002.

«Nous avons eu à faire nos preuves. Ce n’était pas facile à nos premières représentations, il y a 14 ans. Mais à la fin de la première saison, il fallait refuser des gens à la porte, c’était bon signe», a-t-il rappelé.

Ses responsables soutiennent qu’ils n’ont pas à rougir de l’affluence à chaque représentation.

«Nous attirons en moyenne 150 personnes par représentation alors qu’on dit que la moyenne pour les spectacles d’été au pays est d’une soixantaine», a poursuivi Étienne Deschênes.

Au nom du gouvernement fédéral, le ministre Bernard Valcourt a annoncé une contribution de 18 900 $ provenant du programme de Développement des communautés par le biais des arts et du patrimoine ainsi qu’une autre somme de 6300 $ pour deux emplois-étudiants.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick fera connaître sous peu sa contribution. Les Caisses populaires du Madawaska dévoileront aussi un important engagement pour les cinq prochaines années.