Le Festival baroque se rapproche des gens

Le nouveau directeur artistique du Festival international de musique baroque de Lamèque, Vincent Lauzer, et la violoncelliste Camille Paquette-Roy ont rencontré des jeunes à l’école Soeur-Saint-Alexandre, mercredi matin. - Acadie Nouvelle: Jessica Savoie
Le nouveau directeur artistique du Festival international de musique baroque de Lamèque, Vincent Lauzer, et la violoncelliste Camille Paquette-Roy ont rencontré des jeunes à l’école Soeur-Saint-Alexandre, mercredi matin. – Acadie Nouvelle: Jessica Savoie

Le Festival International de musique baroque de Lamèque fête ses 40 ans en organisant des activités pour se rapprocher davantage de la collectivité.

«Le festival, il y a 40 ans, est venu d’un rêve un peu fou de Mathieu Duguay, il ne faut pas se le cacher. Tout ça, c’était motivé par l’amour et la passion pour la musique, une passion qui ne s’est jamais éteinte depuis», raconte le président de l’événement, Jean-René Noël.

Cette année, il y a plein de nouveautés pour faire voyager la musique dans la région, au-delà des concerts prévus. Mercredi matin, deux musiciens étaient présents à l’école Soeur-Saint-Alexandre de Lamèque, pour rencontrer des jeunes et leur faire découvrir l’univers du violoncelle et de la flûte à bec.

Certains musiciens ont joué au Centre Marin de Shippagan, mardi. Deux violonistes ont, quant à elles, visité les résidences pour personnes âgées de la région et les hôpitaux. Les organisateurs ont aussi prévu un concert éclair à la Coop de Lamèque, jeudi, afin d’en épater plusieurs et d’apporter les gens de l’endroit à venir rencontrer les artistes.

«La formule du festival, cette année, vise vraiment à créer des liens entre la communauté et les musiciens du festival. On veut inviter les gens à découvrir la musique baroque et à l’apprécier», souligne à son tour le directeur artistique, Vincent Lauzer.

Il y a cinq ans, on entamait pour la première fois le Concours de musique ancienne Mathieu Duguay, d’où M. Lauzer était sorti vainqueur. Il raconte que cette expérience lui a beaucoup appris pour la suite de son cheminement musical, sans compter les liens importants qu’il a eu l’occasion de tisser avec les gens du coin. C’est dans cette perspective qu’ils ont décidé, cette année, de ramener l’activité.

C’est donc jeudi soir, lors de l’ouverture officielle du festival, que le Concours de musique ancienne Mathieu Duguay prendra place. Trois jeunes solistes vont s’offrir en spectacle, avec l’Orchestre de la Mission Saint-Charles, sous la direction de Luc Beauséjour. Odéi Bilodeau, soprano, Alexa Raiche-Wright, flûte traversière et Dylan Sauerwald, clavecin, tenteront par leurs mélodies de remporter la première position, devant les cinq juges présents.

Pour souligner les 40 ans de l’événement, les organisateurs ont tenté de sélectionner une oeuvre grandiose qui n’a jamais été présentée au festival. Le directeur artistique a arrêté son choix sur Le Messie de Händel, un choix qui n’est pas passé inaperçu.

«On a un peu été victime de notre popularité, car notre spectacle est déjà à guichet fermé. Bien qu’on soit très, très heureux de cette situation, on voulait que tout le monde puisse en profiter. C’est pourquoi on a décidé d’ouvrir la répétition au public», dit Vincent Lauzer, entre deux rires.

Les mélomanes de la région pourront profiter de plusieurs représentations intéressantes. À la programmation, on peut voir quatre grands concerts: le Concours de musique ancienne Mathieu-Duguay, qui ouvre le festival jeudi soir, Duel au clavecin, qui est organisé pour vendredi soir, Ceci n’est pas un concert!, prévu pour samedi après-midi et finalement Le Messie de Händel, samedi, en soirée.

«C’est sans aucun doute un festival de renommée internationale. On reçoit des appels de grands musiciens d’ailleurs, beaucoup d’Européens, mais on a même des appels des gens de l’Amérique du Sud», explique le directeur artistique.