Programmation diversifiée pour le Salon du livre de la Péninsule

Des bouquins, il y en aura forcément au prochain Salon du livre de la Péninsule acadienne, mais pas seulement. Les responsables misent sur une diversité de sujets abordés et les échanges avec les écrivains. Ils ont imaginé une programmation ambitieuse.

La programmation du 12e Salon du livre de la Péninsule acadienne a été dévoilée mercredi matin, au centre des congrès de Shippagan. Il se déroulera du 8 au 11 octobre.

Cette année, 70 auteurs (pour la moitié Acadiens ou d’origine acadienne) y participeront. Citons par exemple Marie-Paul Ross, Jean-François Lépine, Claude LeBouthillier, Yvon Cormier ou Marie Cadieux.

«C’est une programmation plus variée que jamais», se réjouit Shannan Power, la directrice générale du salon.

Plusieurs nouveautés vont être inaugurées. Le 7, la veille de l’ouverture officielle, un apéro-conférence avec l’écrivain Gabriel Nadeau-Dubois aura lieu. Deux rencontres pause-café, les 9 et 10, seront proposées à Caraquet et à Lamèque.

L’auteur et journaliste Jean-François Lépine animera un petit-déjeuner-conférence le 9. Le lendemain, les fans de la série La vie sucrée de Juliette Gagnon pourront rencontrer celle qui l’a écrite, Nathalie Roy, lors d’un dîner-causerie.

En parallèle, les organisateurs s’appuient sur les valeurs sûres de ce rendez-vous littéraire. Il y aura 18 conférences (contre une dizaine en 2014) et trois ateliers d’écriture, ainsi qu’un brunch littéraire, des cafés littéraires et une soirée littéraire. Le programme complet sera disponible prochainement.

«Nous ne nous limitons pas à la promotion du livre en tant que roman. Nos objectifs sont plus larges. Nous souhaitons atteindre toute la communauté en les intéressant à des sujets qui les touchent, comme la cuisine ou la chasse à l’orignal», poursuit Shannan Power.

D’année en année, le Salon du livre remporte un succès qui ne se dément pas. Plébiscité par le public, il l’est tout autant par les écrivains.

Albert Belzile en profitera pour lancer Variations sur les dérives d’aimer…, son dernier recueil de poésie. Il n’en avait pas publié depuis 13 ans.

«Ce genre d’événement est l’occasion de voir comment nos écrits sont perçus, de rencontrer le public. Celui du salon est généreux. Il ne démolit pas. Au contraire, il accueille et encourage», confie-t-il.

Martin Roy partage son impatience, animé de quelques appréhensions. Il est l’un des auteurs programmés à la soirée littéraire du 10 octobre.

«Ce sera une première pour moi. Je suis habitué à mettre les gens en lumière (il est journaliste à l’Acadie Nouvelle, NDLR). Là, c’est à mon tour d’être propulsé en avant pour défendre ma poésie. Ça donne le vertige.»

Il a publié fin juin Vers le pays de Canaan. Il ajoute se nourrir de ces échanges avec les lecteurs.

«Ils nous amènent à nous assumer.»

«Ils nous obligent à nous regarder tels que nous sommes et à nous accepter», renchérit Albert Belzile.

Tous deux ont repéré des rendez-vous auxquels ils aimeraient assister.

«Si mon horaire me le permet, je voudrais suivre l’apéro-conférence de Gabriel Nadeau-Dubois», glisse Albert Belzile.

Martin Roy, lui, a hâte de rencontrer Marie-Paul Ross, à la fois religieuse et sexologue.

«Ça risque d’être très intéressant», se figure-t-il.

Les auteurs sont aussi des lecteurs.