Maggie Savoie et le Sage du bois de chauffage

Ancienne étudiante universitaire en musique ayant un fort penchant pour les voyages, Maggie Savoie est revenue chez elle à Kedgwick afin d’enregistrer son tout premier album.

Pour les gens de Kedgwick, le nom de Maggie Savoie n’est pas tout à fait étranger. Pour le reste de la province, il demeure toutefois encore quelque peu inconnu, bien qu’elle et son groupe folk/bluegrass – les Bluecharms – gagnent peu à peu en notoriété. Et c’est en solo qu’elle attaque son tout premier album, une œuvre qu’elle aura réalisée de A à Z, de l’écriture à la composition, en passant par tous les instruments et jusqu’à l’enregistrement. «Je fais partie d’un groupe, mais j’avais du matériel à moi, des textes personnels que je désirais exploiter. C’est un autre style aussi, beaucoup plus calme même si ça sonne toujours un peu folk», raconte-t-elle, sans toutefois reléguer au second plan ses projets collectifs.

«Autant j’aime jouer avec d’autres et partager ma musique sur scène, autant j’aime faire mes choses en solitaire également. Dans ce cas-ci, c’était un projet plus personnel alors j’avais donc cette latitude aussi de le faire à ma façon», poursuit-elle.

C’est chez elle, dans un studio maison – en pleine nature un peu à l’écart de la route 17 – que l’artiste restigouchoise a donné naissance au Sage du bois de chauffage, un album comprenant 11 pièces originales. «Ça faisait longtemps que certaines chansons me trottaient dans la tête. Il fallait tout simplement que ça sorte et ça a pris la forme d’un album», confie l’auteure-compositrice-interprète, se disant largement inspirée par sa vie personnelle pour ses écrits, que ce soit ses voyages ou encore les marques laissées par la perte d’êtres chers.

Longtemps nomade, la jeune femme de 29 ans a décidé de s’établir – du moins pour un moment – dans son Kedgwick natal et de reprendre contact avec la musique. «Comme beaucoup de personnes, j’ai appris la musique à l’oreille au départ. Mais j’ai quand même étudié la guitare classique pendant deux ans à l’Université de Moncton. Par contre, j’avais trop le goût de voyager, alors j’ai mis ça de côté et je suis partie. J’ai d’ailleurs mis la musique vraiment de côté pendant presque toute cette période de ma vie, soit huit ans. J’avais ma guitare avec moi, mais personne vraiment avec qui jouer, personne qui avait un intérêt là-dedans. J’avais un tout autre style de vie. J’étais dans l’ouest pour y cueillir des fruits. Je travaillais très tôt le matin et les journées étaient longues. Mais la musique a fini par me manquer terriblement et elle m’a rattrapée», explique l’auteure.

Et pour l’avenir ? «Je ne sais pas où tout ça va me mener. Je ne sais pas si ce sera possible pour moi de vivre uniquement de la musique un jour. Si c’est le cas, ce serait super, mais sinon une chose est sûre, la musique va toujours avoir une place importante dans ma vie. Je veux qu’elle soit plus présente et jamais plus je ne vais la mettre de côté comme je l’ai fait», souligne-t-elle.

Le sage du bois de chauffage sera lancé le 17 octobre au sous-sol de la Salle Fatima de Kedgwick.