Coup d’envoi du 10e Festival de danse en Atlantique, le spectacle L’école buissonnière propose des variations fantaisistes sur l’enfance.

Présentée jeudi au Théâtre Capitol à Moncton devant une salle pleine d’enfants, cette création du chorégraphe Pierre-Paul Savoie réalisée en collaboration avec la compagnie DansEncorps de Moncton, traverse l’imaginaire de l’enfance sur des textes poétiques de Jacques Prévert.

Quatre interprètes, Chantal Cadieux, Chantal Baudouin, Dany Desjardins et Rokaya Duval, incarnent cette œuvre en plusieurs tableaux. Créé en 2014, le spectacle commence à connaître beaucoup de succès. Les enfants rient et embarquent avec plaisir dans ce spectacle ludique et intelligent. Les interprètes entrent dans l’imaginaire des enfants et dans un monde de fantaisie.

À l’issue de la représentation, Chantal Cadieux a raconté que Pierre-Paul Savoie a été fortement inspiré par les enfants qui fréquentent le Centre culturel Aberdeen pour produire cette pièce.

Œuvre très exigeante qui demande beaucoup d’énergie, les interprètes sautent, jouent avec des ballons, des cordes à sauter, courent, tout en combinant les arts de la danse, le théâtre et un peu de gymnastique.

 

 

«C’est basé sur des jeux d’enfant et les enfants ont beaucoup d’énergie. C’est vraiment plaisant, léger et on a du plaisir sur scène. C’est moins abstrait que d’autres pièces contemporaines que j’ai faites», a commenté Chantal Baudouin.

La bande sonore et la musique de Benoît Côté accompagnent de belle façon cette œuvre. Les contes sont chantés et on peut entendre les voix d’Alexandre Désilet et d’Amylie. Les interprètes dansent parfois que sur le son de leur voix ou encore sur le rebondissement des ballons. Une longue ardoise sert de décor et de pièces de jeu pour les artistes.

La beauté de la vie est mise en lumière dans ce spectacle qui offre certains moments touchants, tout en portant des valeurs humanistes qui sont chères au chorégraphe, notamment en lien avec l’écologie. Peu de spectacles de danse pour enfant sont produits en Atlantique, note Chantal Cadieux.

«J’ai toujours voulu faire ça parce qu’il faut que les enfants soient exposés à la danse si on veut qu’ils viennent au théâtre plus tard», a souligné Mme Cadieux, rappelant que la danse n’est pas enseignée dans les écoles publiques.

Celle qui a fondé le festival, il y a 10 ans, a envie de donner le goût de bouger aux enfants.

«Il ne faut pas non plus avoir peur de l’imaginaire et de s’amuser parce que la vie est trop sérieuse», a-t-elle ajouté.

L’école buissonnière est présentée en tournée au Nouveau-Brunswick jusqu’au 17 novembre. Au moins 13 représentations sont prévues à la tournée. Plus de 30 professionnels de la danse des Maritimes et du Québec se produisent au Festival de danse en Atlantique jusqu’à dimanche. n

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