Les écrits peuvent voyager très loin, a constaté l’auteure et comédienne Guylaine Guay, après avoir publié son premier livre Deux garçons à la mère où elle raconte son quotidien avec ses deux fils autistes.
Conférencière, humoriste et chroniqueuse à la télévision, l’auteure ne réalisait pas l’ampleur de la portée de ses écrits jusqu’au jour où elle a reçu un courriel de la Nouvelle-Calédonie.

«Il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir d’une histoire puisqu’il y a des gens de partout dans le monde qui peuvent vivre cette même histoire. Je n’ai pas la prétention de dire aux gens quoi faire, mais par contre si mon récit peut faire en sorte que quelqu’un se sente moins impuissant, moins seul et bien tant mieux», a exprimé Guylaine Guay en entrevue au Salon du livre de Dieppe.

Autour de son kiosque, les visiteurs n’hésitent pas à s’arrêter et à discuter avec cette auteure au sourire communicatif et au regard enjoué. Dans son nouveau livre, C’est bon d’être moi, elle ouvre les portes de son intimité en abordant les nourritures de son cœur, de son âme et de son corps. Le cordon entre son ventre et son cœur a toujours été très court, confie Guylaine Guay qui propose une biographie alimentaire dans le premier segment du récit. On apprend, entre autres, que son grand-père l’a apprivoisée avec du hareng fumé lorsqu’elle était toute petite. «Je suis une digne fille des Îles-de-la-Madeleine!», lance-t-elle.

«Je suis gourmande et je ne mets pas un frein à ça. Je mange très bien parce que j’ai envie d’être en santé, mais je bois mon café et un petit verre de vin à l’occasion. Quand on se permet d’aimer la nourriture, c’est comme se permettre de s’aimer soi-même», a raconté l’auteure qui a vu sa sœur souffrir de troubles alimentaires.

Dotée d’une grande résilience naturelle, elle offre un livre intime et révélateur où elle confie notamment qu’elle a eu une dépression à l’âge de 25 ans. Des sujets parfois sombres, mais qu’elle approche dans une écriture simple, légère et imagée. Celle qui écrit dans la douceur et avec humour souffle ses mots à l’oreille des lecteurs.

«Je n’avais pas parlé de ma dépression sur aucune tribune parce que l’occasion ne s’était pas présentée, mais je ne pouvais pas dire à quel point je m’aime aujourd’hui sans parler de ce moment de ma vie où ç’a été plus difficile.»

De nos jours, il est rare d’entendre quelqu’un exprimer haut et fort qu’il s’aime. C’est ce que fait Guylaine Guay qui s’insurge contre le culte de la perfection. La perfection, c’est plate, voilà tout.

«Premièrement, je ne me compare jamais aux autres parce que c’est destructeur. On vit dans une culture où le mal-être est très payant. Le mal-être fait vendre des magazines, des crèmes, des shampoings et toutes sortes d’affaires, mais moi je n’adhère pas à cette culture du mal-être», a-t-elle ajouté. Elle donne une conférence samedi au Salon du livre de Dieppe sur la différence et sur la place qu’occupent les livres dans la vie de ses deux fils.

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