En près de 40 ans de carrière, Renald Doucet a régulièrement partagé la scène avec des artistes aussi réputés que Marcel Martel, Willie Lamothe, Paul Brunelle et Ti-Blanc Richard. De plus, 45 ans après la parution de son premier – et unique – album intitulé Ma belle Gaspésienne, plusieurs de ses chansons sont toujours aussi populaires dans les radios où on diffuse de la musique country.

 

Depuis ses débuts au milieu des années 1960, Renald Doucet a foulé plusieurs centaines de scènes ontariennes, québécoises et néo-brunswickoises avec quelques formations, dont Les Tracadiens, qui ont fait danser des milliers de personnes au Coco, un ancien bar de Tracadie fort réputé dans les années 1980.

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Renald Doucet – Gracieuseté

Dans sa période la plus occupée, alors qu’il faisait partie du groupe Big Bad John & The Rhythm Riders, il pouvait se produire jusqu’à 300 fois par année. Une aventure qui aura duré près de six ans et qui s’est terminée à la fin des années 1990. C’est vous dire à quel point l’auteur-compositeur-interprète de Val-Doucet a du métier dans le corps.

C’est justement en raison de ce corps, vieux aujourd’hui de 69 ans, qu’il fait parler de lui ces jours-ci. En fait, il lutte pour sa vie. Depuis quelques mois, il suit des traitements de chimiothérapie pour un cancer du côlon. Une bataille qui est très loin d’être gagnée.

C’est d’ailleurs pourquoi sa famille, avec l’aide de nombreux amis musiciens, a décidé de lui concocter un jamboree. Une grande fête qui devrait réunir près d’une trentaine d’artistes et qui sera présenté au Club de l’Âge d’or de Notre-Dame-des-Érables, ce dimanche, entre 13 h et 21 h. Renald Doucet s’est tenu plutôt tranquille depuis le tournant du siècle. Il dit avoir quitté la scène pour avoir une vie.

«J’ai arrêté il y a une quinzaine d’années parce que j’étais tanné de vivre dans mes valises, raconte-t-il. Avec le groupe Big Bad John & The Rhythm Riders (groupe avec lequel il se faisait appeler Ronny Doucet), nous étions sur la route 12 mois par année. Trois semaines nous pouvions être à Sept-Îles, les deux semaines suivantes à Niagara Falls et ainsi de suite. Ça n’arrêtait jamais.»

«J’ai commencé en 1964 alors que je n’avais pas encore 20 ans. J’allais jouer les samedis dans un bar de Salmon Beach. Je suis ensuite partie à Montréal où j’ai fait partie de l’orchestre maison du Casino Gaspésien, qui était l’un des plus grands cabarets du Québec dans le temps. J’ai eu la chance de jouer souvent avec Willie Lamothe, Ti-Blanc Richard, Marcel Martel, Paul Brunelle et Julie et les frères Duguay», se remémore-t-il.

Renald Doucet a aussi partagé sa passion avec le public de l’Expo ‘67 (Exposition universelle de 1967). Ça demeure à ce jour son plus beau souvenir.

En 1970, parce qu’il s’était mis à écrire ses propres compositions, il décide de lancer un album qu’il intitulera Ma belle Gaspésienne. La fameuse Gaspésienne, c’est sa conjointe Marie Hola Huard, originaire de Paspébiac, la mère de ses enfants.

Cet album, le seul de sa longue carrière, comprend, outre la pièce titre, des chansons comme Mon grand-père du bord d’ma mère, Le soir du grand Jamboree, Le bonheur s’est enfui et Adieu les beaux jours sont finis. Plusieurs artistes ont repris ces pièces par la suite, dont Julie Daraîche, Paul Daraîche, Larry Robichaud, Bianca Robichaud, Denis Landry, Simonne Aubé, Raymond Rouleau, Réjean Savoie et Denis Landry.

«Paul Daraîche m’a déjà dit qu’il avait vendu plus de 100 000 copies de l’album où figure ma chanson Adieu les beaux jours sont finis. Je sais aussi que certaines radios du Québec font encore tourner des pièces de mon album. J’écris d’ailleurs encore. J’ai même deux chansons qui sont presque terminées», ajoute-t-il.

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