Entre le chant, la musique et la danse, une conversation intime et intense s’installe. La troupe de flamenco Otra Orilla a offert une performance puissante et magique, samedi, au 10e Festival de danse en Atlantique.

Vivement applaudi par la centaine de spectateurs au théâtre l’Escaouette à Moncton, Unplugged de la compagnie Otra Orilla propose de revisiter le flamenco. Dans un éclairage feutré, une guitariste, un percussionniste, un chanteur partagent la scène avec deux danseuses qui traversent différents styles de flamenco avec une fougue hors du commun. On reste tout simplement saisi devant cette prestation qui enflamme la salle. L’énergie, l’intensité des regards et la puissance de ces chants espagnols qui évoquent les traditions profondes du flamenco ont frappé l’imaginaire des spectateurs.

 

 

«Ça donne tellement d’énergie. Les rythmes, les couleurs, les regards. Ça remplit!», a commenté une spectatrice Estelle Dupuis, soulignant du même coup la qualité des spectacles présentés au Festival de danse en Atlantique. Elle les a tous vus.

L’habileté phénoménale des musiciens et le charisme des interprètes ont captivé la foule qui a salué les artistes par de nombreux applaudissements.

«C’est incroyable et captivant. J’ai juste été initié à la danse dernièrement et de pouvoir voir tous ces types de danse, j’en retire beaucoup. Ce soir, c’était un peu plus dans ma zone de confort à cause des musiciens», a exprimé Simon LeBlanc, étant lui-même musicien.

À l’issue du spectacle, les artistes se sont entretenus avec l’auditoire. On a appris, entre autres, que la compositrice et guitariste Caroline Planté, qui est remarquable, a grandi auprès d’un père guitariste de flamenco. Fondé en 2006 à Montréal par le chanteur Hedi Graja et la danseuse Myriam Allard, Otra Orilla (l’autre rive) offre un flamenco plus contemporain. Les deux artistes qui se sont connus à Séville en Espagne puisent les chants dans le répertoire traditionnel du flamenco.

Bilan

Le Festival de danse en Atlantique qui s’est terminé dimanche a offert une programmation exceptionnelle. Le calibre des spectacles a dépassé les attentes artistiques des festivaliers.

«Le festival est tellement bien parce qu’il nous permet de voir toutes sortes de choses de toutes sortes d’endroits et plusieurs facettes de la danse. Il apporte des spectacles de calibre international ici. C’est bien de pouvoir voir cela chez nous», a soutenu Estelle Dupuis.

Les ateliers et la compétition ont remporté un vif succès. Cela dit, la directrice du festival, Chantal Cadieux, s’attriste du peu d’assistance aux spectacles en soirée, estimée à environ une centaine par représentation.

«Il n’y a pas assez monde dans nos salles, ce qui fait que nous avons un manque à gagner provenant de la billetterie qui correspond à 39% de notre budget», a indiqué Chantal Cadieux. Celle-ci précise pourtant qu’ils ont investi 15 000 $ dans la promotion de l’événement. Elle assure que le public est ravi de son expérience artistique et les jeunes sont heureux de leur expérience. La formation qui est offerte est de niveau international et les artistes sont généreux, a-t-elle mentionné. Celle qui dirige le festival aimerait que les fonds publics destinés au domaine de la danse soient mieux répartis entre les divers joueurs et que les autres compagnies de danse de la région collaborent ensemble afin de soutenir le festival. Il reste maintenant à souhaiter qu’il y ait un 11e festival de danse en 2016.

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