La Galerie du 2e du Centre culturel Aberdeen accueille l’exposition Projet visage de Michel Saint-Hilaire qui met en vedette des personnalités du monde des arts de la région de Moncton.

En réalisant une série de portraits à Moncton, le créateur de Winnipeg a tissé des liens avec la collectivité. Celui qui complète une résidence de création au Centre culturel Aberdeen propose de découvrir son univers dans une exposition rassemblant 13 tableaux, dont six grands portraits de personnalités du milieu artistique et un autoportrait de l’artiste. Ce sont des œuvres qu’il a réalisées au cours des trois dernières semaines dans un studio du centre culturel où il s’est installé. La méditation et la réflexion ont fait partie du processus du Franco-manitobain qui a passé beaucoup de temps dans son atelier seul à peindre.

«Quand on va faire une résidence à l’extérieur en janvier et qu’on ne connaît personne, on se retrouve vraiment avec soi-même, ses toiles et ses pinceaux, un peu comme un écrivain avec sa plume ou son ordinateur. C’est beaucoup de solitude et il faut produire», a exprimé Michel Saint-Hilaire au cours d’une entrevue qu’il a accordée à l’Acadie Nouvelle à quelques heures du vernissage mercredi.

Il a fait la sélection des gens à peindre en consultant le directeur du centre culturel, René Légère. Ce sont des personnalités du milieu artistique ou en lien avec celui-ci. Le public pourra découvrir des gens de théâtre comme Marie-Ève Cormier et Xavier Lord-Giroux, la gérante d’artistes Carol Doucet, l’artiste visuelle Claudie Landry, le musicien Mathieu Boudreau et le dentiste Denis Bourgeois. Avant de créer les portraits, il s’est entretenu longuement avec ses modèles. Par la suite, il a pris des photos dans la lumière de son atelier.

«Dans les portraits, j’aime beaucoup démontrer quelque chose que, peut-être, les gens ne connaissent pas d’eux-mêmes. Ce n’est pas comme des photographies puisque ce n’est pas totalement réaliste et il y un peu d’abstractions», a expliqué Michel Saint-Hilaire qui expose pour la première fois en Atlantique.

«Je voulais connecter avec les gens alentour et je pensais que c’était une bonne façon de faire des entrevues et de partager mon temps pour échanger et connaître un peu l’histoire de la région. Il y a beaucoup d’artistes ici», a-t-il poursuivi.

Celui qui a exposé dans diverses régions du pays et qui est représenté par des galeries commerciales cherche toujours à partager sa passion et son travail avec le public. La collection comprend aussi des paysages et des œuvres abstraites. Dans ses paysages un peu irréels, il a traité de la vulnérabilité des gens face à la saison hivernale de la côte Est.

«Ce tableau s’intitule Vulnérable parce que je trouve que dans l’est du pays, il y a tellement de hauts et de bas dans le climat avec la neige, la glace, les tempêtes.»

Il admet que cette résidence a été très intense. Peindre 13 tableaux en 22 jours a nécessité beaucoup de travail, mais cette expérience lui a permis de découvrir de nouveaux aspects de son métier même s’il le pratique depuis déjà 20 ans. Pour réaliser ses toiles, il utilise de l’acrylique, de l’huile et du crayon. Le mascaret de la rivière Petitcodiac ou encore le parc du Centre Aberdeen se trouvent au cœur de ses œuvres abstraites qui vibrent au rythme de l’environnement qui l’entoure.

«C’est très intuitif. J’essaie de faire quelque chose à propos de mes émotions du moment. J’aime beaucoup la musique alors le rythme est toujours dans mes dessins», a ajouté Michel Saint-Hilaire.

Ses œuvres sont exposées jusqu’au 20 février. Ce projet a été réalisé grâce au programme de coopération culturelle entre les gouvernements du Nouveau-Brunswick et du Manitoba.

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