L’année 2016 à la Galerie Sans Nom à Moncton s’amorce sur un fond de souvenirs, de poésie tout en ouvrant une fenêtre sur l’international en accueillant une artiste de la Corée du Sud. Deux expositions sont à l’honneur.

Dans la Salle Sans Sous, Marika Drolet-Ferguson propose une collection de dix photographies intitulée Poème. Ces photographies d’arbres, en noir et blanc, ont été prises derrière la maison où elle a grandi à Tracadie. Elle a opté pour la photographie argentique.

«Les photographies ont été prises avec une caméra moyen format et elles ont été développées en chambre noire. Par la suite, j’ai fait une résidence d’artiste en Islande afin de travailler plus le message de la série et l’approche que je voulais utiliser. J’ai superposé de la couleur dans quatre images», a expliqué l’artiste.

Elle raconte que cette forêt revêt beaucoup d’importance pour elle et elle a voulu que cela puisse transparaître dans ses œuvres. Son objectif était de réfléchir aux lieux et aux souvenirs qui se fabriquent et qui se fanent. Chaque photo devient donc un souvenir pour Marika Drolet-Ferguson.

«Les souvenirs sont souvent les émotions les plus sensibles qu’on se raconte et qui nous habitent. Ils sont d’une certaine manière nos poèmes silencieux», a-t-elle mentionné. Elle a choisi des vues rapprochées des arbres afin d’apercevoir les textures des branches, des feuilles et des aiguilles.

«Le noir et blanc efface les couleurs et on parle plus d’ombre et de lumière et de différentes teintes de gris. Chaque photo a été prise vers le haut parce que ce sont des arbres qui étaient hauts et que les branches étaient au-dessus de moi. Ça donne une espèce d’effet de mystère», a poursuivi l’artiste qui a fait des études en architecture. Elle prévoit démarrer sa propre entreprise d’architecture au cours de la prochaine année. Marika Drolet-Ferguson qui a présenté ses œuvres dans des expositions collectives, propose sa première exposition solo à la Salle Sans Sous.

L’artiste YoonJung Kim qui occupe la salle principale avec son exposition 400 Suction Cups (ventouses) présente pour la première fois son travail au Canada. Depuis la fin de ses études en arts visuels en 2008, l’artiste établie en Corée du Sud a exposé en Croatie, au Japon, en Suisse, en Finlande et en Grande-Bretagne. Son prochain projet se déroulera en Allemagne. Elle raconte qu’elle a rencontré la codirectrice de la GSN, Annie-France Noël, lors d’une résidence d’artiste en Finlande. Cette artiste s’intéresse tout particulièrement au procédé de création et à la matière plutôt qu’au sens d’une œuvre d’art. Après avoir fait l’acquisition de 400 ventouses, elle a réalisé ses installations en fonction de l’espace de la Galerie Sans Nom. Divisé en cinq modules fabriqués avec des tiges d’acier inoxydable, son travail a quelque chose de mathématique.

«Je ne suis pas une scientifique ou une mathématicienne, mais j’aime faire des calculs et créer mes schémas. J’avais 400 ventouses et je les ai divisées en cinq installations et c’est le résultat de mes travaux», a-t-elle commenté.

«Je commence avec le matériel et cela génère des oeuvres. La façon que je présente mon travail dépend de l’espace que j’ai à ma disposition», a ajouté YoonJung Kim qui accompagne ses installations d’une vidéo qui témoigne de son parcours et de son processus de création.

Ces deux expositions sont en montre jusqu’au 18 mars. En mai, il y aura une exposition de l’artiste de Halifax, William Robinson. La Galerie Sans Nom accueillera, cet été, une grande exposition de Mario Doucette de Moncton.

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