Un premier album d’Émilie & Les City Folks

La lauréate du dernier Gala de la chanson de Caraquet, Émilie Landry, débarque en Acadie accompagnée de son band, Les City Folks. L’équipée arrive avec, en poche, un tout premier album tout chaud sorti des presses, Tomber dedans.

L’album d’Émilie & Les City Folks a été lancé officiellement à Québec la semaine dernière. L’expérience sera toutefois répétée ce jeudi à Campbellton – patrie d’Émilie –, premier arrêt d’une série de concerts qui portera notamment le groupe à Petit-Rocher, à Sussex, à Fredericton, à Moncton, à Charlo et à Caraquet.

Installée depuis quelques années à Québec où elle étudie la musique, Émilie propose un premier opus comprenant neuf pièces entièrement francophones aux saveurs tantôt pop, tantôt rock, et avec un soupçon de folk. S’il faut absolument comparer, l’ensemble n’est pas sans rappeler quelque peu la couleur et l’enthousiasme de la Gaspésienne Marie-Pier Arthur.

«À la base, on utilise mes compositions que l’on arrange tous ensemble par la suite», indique Émilie.

«Chacune des pièces est originale. Certaines compositions sont récentes, d’autres datent de quelques années. Il y en a une, entre autres, que j’ai écrite alors que j’avais seulement 16 ans. Mais elle a bien vieilli, on l’a donc incorporée sur l’album», ajoute la Restigouchoise aujourd’hui âgée de 21 ans.

L’album est une autoproduction du groupe.

«Comme pour tous les autres aspects du groupe. On s’occupe nous-mêmes de la gestion, des communications, etc. C’est très formateur comme expérience», raconte la jeune dame en riant.

Si Émilie est connue en Acadie, ses cinq City Folks le sont un peu moins.

«On est vraiment un groupe à part entière, ce n’est pas un album solo d’Émilie Landry», précise la jeune artiste.

«On est ensemble depuis l’automne 2014. On s’est tous rencontré au cégep en musique. Ils viennent de différentes régions, dont Québec, la Gaspésie, Montréal et Charlevoix. Ensemble, ça donne donc un beau mélange puisqu’on apporte chacun un peu de saveur notre coin de pays», souligne-t-elle.

Émilie & Les City Folk entame ici sa plus longue série de concerts. Car en plus des dates en Acadie, le groupe prévoit également plusieurs arrêts au Québec jusqu’au début d’août. Par la suite, ce dernier prendra une pause question de laisser sa tête d’affiche (Émilie) participer à la finale du Festival international de la chanson de Granby.

«C’est vraiment une occasion unique, une belle vitrine, qui s’offre à moi. Car ce genre de concours, ça aide vraiment à faire des rencontres, à se tailler des contacts dans le milieu. C’est aussi un peu de là que vient l’idée de sortir notre album à ce moment-ci, car nous aurons quelque chose à présenter, une de carte de visite», dit-elle.

Stressée de monter sur les planches du festival de la chanson le plus réputé du Québec?

«C’est sûr que lorsque je me mets à y penser, ça travaille un peu puisque c’est un gros festival qui attire beaucoup d’attention. J’essaye donc de ne pas trop y penser et de ne pas me créer trop d’attentes. J’y vais pour l’expérience et le plaisir d’abord. Car en plus de la compétition comme telle, il y a là plusieurs ateliers pour les participants. Donc c’est une chance d’approfondir encore davantage mes connaissances», souligne-t-elle.

Ceux qui veulent découvrir le travail d’Émilie & Les City Folks peuvent aller écouter – et télécharger – l’album Tomber dedans sur le site bandcamp.com ou encore aller au emiliecityfolks.weebly.com pour les dates de tournées. Le premier concert est prévu jeudi soir, au bar 1026 de Campbellton.