Un premier roman fantastique comme clin d’œil à l’autisme

Un infirmier du Restigouche, André Levesque, s’est inspiré de la maladie de son fils, l’autisme, pour faire ses premiers pas en littérature.

Originaire de Balmoral, André Levesque a procédé, mercredi à la bibliothèque publique de Dalhousie, au lancement de son tout premier ouvrage, Le règne de Tolba – la magie de l’émotion.

Grand admirateur de l’œuvre de l’écrivaine à succès JK Rowling (série Harry Potter), ce dernier a créé son propre univers fantastique où se côtoient mages, elfes et magie.

«Dans ce monde imaginaire, la magie est utilisée par l’entremise des émotions. Le héros du livre a un potentiel magique énorme, mais il a beaucoup de difficulté à faire sortir et à gérer ses émotions. Il doit donc trouver une manière bien à lui de parvenir à contrôler sa magie», explique l’auteur.

Ce qui rend toutefois l’histoire encore plus intéressante, c’est que l’auteur s’est librement inspiré de l’autisme de son fils, Maxime, pour créer son œuvre.

«Comme le personnage principal, les autistes ont de la difficulté avec leurs émotions, à les gérer. On croit même souvent tort qu’ils n’en ont pas. Mais en fait, c’est qu’ils ne parviennent pas toujours à les exprimer comme ils les ressentent. Certains ont besoin de demeurer plus solitaires, dans leur monde comme on dit. Mais d’autres, comme mon fils, c’est tout le contraire. Il aime beaucoup les gens et a besoin de se sentir aimé. Cela dit, il a tout de même de la difficulté à gérer ses émotions, à les exprimer. C’est donc difficile pour lui de se faire des amis. Et c’est pourquoi aussi que les deux grands amis de mon personnage sont des animaux (un ours et un aigle), car il a plus de facilité à interagir avec eux qu’avec ses pairs», indique l’écrivain.

Publié à compte d’auteur par l’entremise des Éditions première chance, Le règne de Tolba – la magie de l’émotion se veut le premier tome d’une trilogie.

«À la base, mon roman était beaucoup plus volumineux. On m’a toutefois convaincu que ce serait mieux de le séparer pour que ce soit plus fluide pour le lecteur», explique-t-il.

L’écriture de ce dernier lui aura pris au total cinq années. «Et ce fut tout un cheminement», avoue-t-il.

«Je suis infirmier de formation, pas écrivain. Même si j’adore la lecture, l’écriture romanesque n’est pas quelque chose avec laquelle j’étais très familier, et encore moins tout le processus d’édition», mentionne-t-il.

Le prochain tome de la trilogie devrait sortir au printemps prochain. Le roman est disponible auprès de l’auteur par l’entremise de sa page Facebook (Le règne de Tolba).