Le 20e Festival acadien de poésie a été l’un des plus fréquentés de son histoire

Le Festival acadien de poésie s’est achevé dimanche après cinq jours de rencontres, d’échanges et de lectures. Les organisateurs et les poètes participants tirent un bilan des plus positifs de cette 20e édition, qui reste l’une des plus fréquentées.

Notre collègue, Martin Roy, par ailleurs écrivain à ses heures, participait pour la première fois à cet événement, en tant que poète.

Il était l’un des auteurs programmés, vendredi, à Lamèque, pour la rencontre Poèmes des îles. Il en ressort revigoré.

«Ç’a été une expérience très, très enrichissante. Ça fait du bien de s’entretenir avec d’autres poètes contemporains, qui baignent dans les mots et qui ont un rapport à l’écriture différent du mien.»

Celui qui a publié son premier recueil en juin 2015, Vers le pays de Canaan, met également en exergue l’échange qu’il a eu avec le public.

«Il est essentiel. Le monde qui l’entoure est la source d’inspiration première du poète. Ç’a été un face à face inspirant, une bouffée d’oxygène qui me motive à continuer à écrire.»

Martin Roy n’est pas le seul à rendre hommage à celles et ceux qui ont assisté à un ou plusieurs rendez-vous du programme.

«Le public a été au rendez-vous cette année. En tout, nous avons accueilli plus de 900 personnes», révèle Jonathan Roy.

Le coordonnateur et directeur artistique du festival se réjouit de voir revenir des spectateurs des années précédentes, signe, selon lui, de fidélisation.

Nouveauté de cette année, deux projections de documentaires portant sur l’univers de poètes étaient proposées, en collaboration avec le Cinéma du Centre, à Caraquet.

«Elles ont bien marché. Chaque séance a réuni une trentaine de personnes et suscité des discussions. C’est quelque chose que nous pourrions poursuivre», commente le responsable.

Parmi les moments phares, le spectacle littéraire Amérique-Acadie suivie de la Soirée de poésie Martin-Pître a été la plus prisée. Elle a eu lieu à la Boîte-Théâtre à Caraquet.

«On a été obligé de refuser du monde à l’entrée.»

L’engouement grandissant pour cet événement annuel conforte Jonathan Roy dans l’idée que la poésie gagne en popularité.

«Pour des questions de logistique, nous nous intégrons à la programmation du Festival acadien, mais nous sommes aujourd’hui suffisamment solides et réputés pour être indépendants.»

D’après nos interlocuteurs, l’art poétique a plus que jamais sa place dans notre société.

«La poésie demeure un genre intimiste. Des rendez-vous comme celui que nous venons de vivre font réaliser qu’elle peut être accessible. Nous vivons à une époque étrange, marquée par les conflits mondiaux et nos combats intérieurs. La poésie met du baume sur nos maux», considère Martin Roy.

Le Festival acadien de poésie connaîtra une 21e édition, en 2017. Les organisateurs s’attelleront à la préparer dans quelques semaines.