Izabelle: sur la route du rock

Si plusieurs artistes rock francophones ont suivi les traces d’Éric Lapointe et rêvent d’un jour croiser sa route, Izabelle Ouellet aura la chance d’assurer la première partie de son spectacle pour la deuxième fois de sa carrière.

À l’époque de sa première prestation, Izabelle courait encore les bars avec la formation Angry Candy lors de sa première expérience.

«Le faire deux fois (la première partie d’Éric Lapointe), je trouve ça très drôle parce que tu le fais une fois et après tu te dis: ‘‘bon je le fais une fois, je ne le referai plus’’. Le faire de nouveau, c’est vraiment le fun. Ça va être une très belle expérience c’est sûr. C’est vraiment super!»

Certes, elle sera en terre connue, mais la pression n’est pas inexistante. Cette fois, elle sera seule sur scène; les regards ne seront que sur elle.

«Ce que j’aime, c’est que j’ai passé beaucoup de temps avec les gens de Caraquet. Ça enlève beaucoup de pression, mais… cette fois ce sera mon matériel original, donc c’est une différente forme de pression si l’on veut.»

«La pression ne sera également que sur moi, mais ce qui est plaisant avec le matériel d’Izabelle c’est que j’ai toujours les mêmes musiciens. On est très près d’un groupe.»

Son tout récent virage comme rockeuse francophone en tant qu’artiste solo change aussi la donne.

«C’est une autre facette de moi que les gens vont découvrir. Je suis contente que ce soit ici par contre parce que les gens de Caraquet ne nous déçoivent jamais!»

Elle ne promet rien de moins qu’un party!

«On va être heavy un peu.»

«Les spectacles d’Izabelle, je promets qu’ils seront toujours rock’n’roll. De ce que je vois des pratiques, ça va être intense. Les gens peuvent s’attendre à bouger, chanter avec nous et peut-être sauter.»

Elle espère aussi être en mesure de rencontrer l’icône du rock québécois.

«J’aimerais vraiment le rencontrer et lui parler un peu. La dernière fois, tout s’est déroulé tellement vite qu’on n’a pas eu la chance de le voir ou de lui parler.»

À la conquête de l’Acadie

Izabelle était loin de s’imaginer que son virage dans la chanson francophone aurait autant d’ampleur.

Depuis le lancement de son premier album solo en octobre 2015, le succès lui colle à la peau.

Son premier extrait, Donnez-moi la chance, tourne encore en boucle à la radio, près d’un an plus tard. Cette même chanson lui a aussi permis de plafonner dans les palmarès francophones d’iTunes.

«Je ne m’attendais pas à ça! Encore moins les palmarès iTunes, ça m’a surprise! Je ne peux qu’attribuer ce succès aux gens qui m’entourent depuis le début. C’est ce qui fait en sorte que ma carrière continue, les gens en veulent plus.»

La décision de prendre cette route n’a pas été évidente. Partir d’un groupe anglophone qui joue des reprises dans les bars et passer à du matériel original en français était un risque, reconnaît la jeune chanteuse.

«Ça faisait longtemps que je me disais qu’il fallait le faire et que j’avais ce désir de chanter en français. J’avais des choses à dire en français que je ne voyais pas aboutir avec Angry Candy.»

Son désir de prendre une nouvelle route a pris de l’ampleur lorsqu’on lui a confié l’animation des Éloïzes, explique-t-elle.

Maintenant que sa carrière d’artiste francophone bat son plein, elle envisage plusieurs projets.

À partir de mars 2017, elle sera en tournée à travers les Maritimes. De plus, elle commence lentement à préparer un nouvel album. Elle assure ses fans qu’il y a des belles choses en préparation.

Elle poursuit également sa tournée en France avec le spectacle L’Acadie, un pays qui se ra-conte.

Finalement, elle désire éventuellement élargir ses horizons et se livrer en spectacle ailleurs au pays ou dans le monde.

«Mon but est d’agrandir le cercle. Que ce soit ici ou même en France. Partout où on me laissera jouer, je vais essayer d’y être.»