Des visages féminins de l’Acadie ornent les murs du Centre Aberdeen

En entrant dans le Centre culturel Aberdeen à Moncton, les visiteurs peuvent admirer cinq portraits originaux de personnalités féminines de l’Acadie. C’est présenté dans le cadre d’une nouvelle exposition de l’Atelier d’estampe Imago.

 

L’exposition Visages de l’Acadie qui a pris son envol au Festival Acadie Rock est en montre jusqu’en septembre. Christine Comeau, Alisa Arsenault, Blake Morin, Carole Deveau ainsi que l’Institut de recherche indépendante en pratique artistique acadienne, fondé par Rémi Belliveau et Élise Anne LaPlante, ont réalisé des estampes qui illustrent des icônes féminines de l’Acadie. Les œuvres ont été conçues spécialement pour le Festival Acadie Rock.

On retrouve des portraits de l’écrivaine France Daigle, des chanteuses Édith Butler et Patsy Gallant, de l’artiste Philomène Belliveau (la première Acadienne à avoir étudié en arts visuels) et de Babs Babineau de Cap-Pelé; une étoile de la scène musicale des années 1940. Certaines personnalités sont plus connues que d’autres du grand public. Carole Deveau qui a réalisé le portrait de France Daigle, assorti d’un tout petit livre, raconte comment le projet est né.

«Quand on a commencé à faire une liste d’icônes acadiennes, on trouvait que les noms de femmes nous venaient plus difficilement que les noms d’homme. Nous avons donc décidé de lancer le défi aux artistes de choisir une femme comme portrait pour un peu découvrir de nouveaux personnages», a expliqué Carole Deveau.

Chaque artiste a intégré une touche personnelle et singulière à ses gravures. Par exemple, Alisa Arsenault fait un clin d’oeil à sa grand-mère qui écoutait les chansons de Babs Babineau et si Blake Morin a choisi Édith Butler, c’est pour découvrir cette pionnière de la chanson acadienne. Bien qu’ils aient travaillé autour d’une thématique commune, les artistes ont des approches différentes. Les résultats varient d’une œuvre à l’autre.

«Ce genre d’initiative d’Imago est intéressante parce que cela nous permet de donner une petite pause à notre production habituelle pour faire quelque chose en commun», a ajouté Carole Deveau.

L’exposition est présentée au rez-de-chaussée du Centre culturel Aberdeen.