Rémi Poirier – profession: vidéaste

Rémi Poirier réalise un rêve. Ce jeune entrepreneur et musicien de Shediac a fondé son entreprise de production vidéo, il y a un an et depuis, il a tourné avec plusieurs artistes, dont Travis Cormier et Rosa Laricchiuta.

À première vue, Rémi Poirier a une vie qui ressemble à celle de bien des jeunes âgés de 16 ans. Il fréquente l’école, a des amis, des activités et un emploi d’été. Or, depuis un an, il est aussi entrepreneur.

À l’âge de 15 ans, il a fondé sa propre entreprise de vidéo A-Track Media. L’Acadie Nouvelle l’a rencontré dans son studio aménagé dans le sous-sol de la maison familiale à Shediac.

Autour de lui, il y a une quinzaine de guitares, de violons et autres instruments, ainsi que des caméras, des micros, de l’équipement d’éclairage et un ordinateur pour produire et monter ses vidéos. Le tout a une valeur d’environ 50 000$.

«Ce sont les mêmes systèmes d’enregistrement qui sont utilisés dans l’industrie et dans les studios professionnels», souligne Rémi Poirier qui a fait l’acquisition de cet équipement avec l’aide de ses parents.

Depuis un an, cet élève de 11e année de l’École Louis-J.-Robichaud a réalisé une trentaine de vidéoclips avec de jeunes artistes aux talents prometteurs tels que Noémie Auffrey-Jones et Josiane Comeau, mais aussi avec certains chanteurs de renom comme Rosa Laricchiuta et Travis Cormier, anciens finalistes à l’émission La Voix. C’est que Rémi Poirier est aussi musicien.

Il a commencé par réaliser des vidéos de lui-même lorsqu’il apprenait une nouvelle chanson.

«Petit à petit, je me suis mis à aimer davantage toute la partie de la production vidéo et j’ai voulu ainsi aider des amis et d’autres artistes à être connus. Aussitôt que j’ai eu un bon portfolio et que des gens ont vu mes vidéos sur internet, on a commencé à me contacter. C’est le cas de Travis Cormier. Je ne le connaissais pas avant et il a voulu travailler avec moi. On a fait quatre vidéos ensemble. J’étais intimidé la première fois que je l’ai rencontré, mais il est vraiment cool et il est arrivé ici très calme», a-t-il raconté.

Son objectif est d’aider à faire connaître les artistes. «J’aime entendre les histoires des gens», confie-t-il.

En une année, sa technique s’est développée. Il a peaufiné son art en intégrant de petites histoires dans ses vidéoclips, comme dans la plus récente production de Travis Cormier qui reprend la chanson Let It Go de James Bay. Cette vidéo a enflammé les réseaux sociaux.

«Il faut que l’histoire aille bien avec la chanson. Ça me demande plus de préparation. J’essaie toujours de comprendre la vision de l’artiste», explique le vidéaste qui fournit quelques conseils aux musiciens pendant le tournage.

Cette semaine, il en réalise un cinquième avec Travis Cormier, en plus de travailler avec Rosa Laricchiuta, avec qui il a étudié le chant. Le jeune vidéaste ne passe plus inaperçu dans la région.

«C’est pas mal excitant. À l’école, il y a beaucoup de monde qui me connaît et on me reconnaît aussi dans des endroits où je vais filmer, mais moi j’aime juste aider les gens.»

Ayant grandi au sein d’une famille de musiciens, il aime la musique depuis longtemps.

Son père Marc Poirier était membre du groupe Macédoine et son grand-père a été directeur de chorale. Prochainement, Rémi Poirier travaillera, entre autres, avec le chanteur de Bouctouche Laurie LeBlanc. Il a été aussi invité à faire partie du jury du Carrousel international du film de Rimouski en septembre.