Louÿs Pitre raconte la révolte d’un siffleux dans un nouveau roman jeunesse

Avec une imagination débordante, une plume alerte et des mots qui chantent, l’auteur Louÿs Pitre fait paraître un nouveau roman jeunesse, Arthur le siffleux, qui allie fantaisie et musique.

Après avoir raconté les histoires d’un petit renne, du trésor de Jack Simon, de Feuille de lune et les saisons poétiques de Thalia, Louÿs Pitre a imaginé un récit à propos de la mascotte du Carnaval du Siffleux de Beresford.

Ce nouveau roman jeunesse publié aux Éditions La Grande Marée, illustré par l’artiste Anne-Marie Sirois, est accompagné d’un disque, le Slam d’Arthur.

Dans ce cinquième récit de l’auteur de Caraquet, le siffleux aussi slameur, fait une fugue. Bien que sa mère soit fière de lui et du prestige qu’il apporte dans la famille, Arthur en a assez d’être la mascotte d’un carnaval. Il n’a plus envie d’effectuer sa petite sortie annuelle pour indiquer si l’hiver finira bientôt. À l’école, il subit même de l’intimidation en raison de son rôle de mascotte. Il décide donc de s’enfuir de la maison par des passages sous-terrain.

«J’ai voulu faire un petit clin d’oeil à l’intimidation parce que quand j’étais jeune, j’ai subi ça aussi», a confié l’auteur.

Les policiers et les amis d’Arthur tenteront de le retrouver. Pendant son périple, le siffleux rencontrera un castor poète et une marmotte détective. Il se lancera dans la musique et le slam. Cinq jeunes filles de l’école Marguerite-Bourgeois ont prêté leur voix sur cette chanson créée en collaboration avec l’auteur Jean-Mari Pitre.

Pendant plusieurs années, Louÿs Pitre a mené une carrière d’enseignant et d’auteur-compositeur-interprète. Après avoir subi un accident cardio-vasculaire, il a dû renoncer à la scène pour se concentrer davantage à l’écriture. Il préfère maintenant les petites scènes devant des groupes plus restreints.

Il adore raconter des histoires aux enfants. La première histoire qu’il a écrite était destinée à ses petits-enfants. Après la parution du conte Minouche, le petit renne, sa carrière en littérature jeunesse a pris son envol. Il a parcouru les routes des Maritimes, du Québec, de l’Ontario, de la France et a offert des présentations devant plus de 3000 jeunes. Ses livres le mèneront jusqu’au Salon international du livre et de la presse de Genève en Suisse qui se tiendra du 25 au 30 avril. L’auteur-conteur y fera des présentations.

«C’est la première fois que je vais à Genève. Pour moi, c’est un privilège et un bel honneur. J’ai l’intention de représenter l’Acadie et je vais être entouré de millions de livres. J’ai vraiment hâte de voir ça», a exprimé Louÿs Pitre qui figure parmi les auteurs invités du salon à travers le Regroupement des éditeurs canadiens-français.

Quand il écrit ses histoires, il se donne comme objectif de valoriser la langue française et la créativité.

«Je souhaite faire comprendre aux enfants que tout un chacun est capable de créer quelque chose avec des mots et des images. J’aime transmettre aussi l’importance d’avoir la passion dans tout ce que l’on fait, peu importe ce que l’on fait.»

Bien assis à sa table de cuisine, il invente ses récits. Quand l’inspiration se présente, il s’abandonne totalement à l’écriture. Cela peut durer plusieurs mois. Il faut battre le fer pendant qu’il est chaud, souligne celui qui lance deux livres en 2017.

Le lancement du roman Arthur le siffleux aura lieu à l’École Carrefour étudiant à Beresford, le 19 janvier à 13h. À l’automne, il publiera le livre L’aigle et la colombe qui sera illustré par Réjean Roy. Louÿs Pitre est aussi interprète au Village historique acadien durant la saison estivale.