Le ballet Piaf présenté en Europe

Le Ballet-théâtre atlantique du Canada (BTAC) s’envole vers l’Europe pour présenter son spectacle Piaf. Une tournée qui comble de joie l’interprète française Olga Petiteau qui incarne le rôle-titre de cette œuvre intense et poignante.

Quatre ans après sa création, le ballet Piaf du BTAC sera présenté pour la première fois en Europe. Après avoir séduit le public du Nouveau-Brunswick, de l’Île-du-Prince-Édouard, du Québec et de l’Ouest canadien, ce ballet qui parcourt les hauts et les bas de la vie de l’icône de la chanson française entreprend une petite tournée en France et en Belgique. Trois représentations sont prévues à cette tournée, qui s’étend du 24 janvier au 1er février.

«Je suis honorée, un peu stressée, mais j’ai surtout hâte. C’est une chance en tant que danseuse de jouer ce rôle-là. C’est encore plus impressionnant surtout que je sais qu’ils (le public français) la connaissent bien et qu’ils ont peut-être des attentes», a déclaré Olga Petiteau, en entrevue entre deux répétitions au studio de la compa

Olga Petiteau - Acadie Nouvelle: Sylvie Mousseau
Olga Petiteau – Acadie Nouvelle: Sylvie Mousseau

gnie à Moncton. Cette artiste lumineuse est heureuse de pouvoir danser dans son pays d’origine devant des membres de sa famille et ses proches.

Depuis 2013, la production a évolué et a subi quelques changements, notamment en raison du nombre de danseurs. Ils seront huit interprètes sur la scène pour incarner ce ballet.

Lors de la première création, la troupe comptait six danseurs. Olga Petiteau souligne que quelques scènes ont été modifiées. Depuis la première création, ce spectacle a été au programme de chaque saison de la compagnie. C’est une des œuvres du BTAC qui a particulièrement touché le public.

«C’est toujours le même honneur que je ressens de jouer ce rôle, la même joie, la même peine et frustration due à la nature du personnage qui est dur et lourd à porter, mais qui est très gratifiant à danser sur scène. C’est le rôle qui a pris le plus d’importance dans ma carrière. C’est un rôle que j’ai nourri et enrichi avec les années et la maturité. C’est toujours aussi bon et émouvant de le jouer», a-t-elle poursuivi.

En plus des chansons d’Édith Piaf, les interprètes dansent sur des musiques de compositeurs comme Fauré, Chopin et Beethoven.

Leurs prestations sont appuyées par des projections vidéo permettant de faire voyager le récit de la France aux États-Unis. Les danseurs qui ont répété pendant quelques semaines en vue de la reprise du spectacle, envisage cette tournée avec bonheur. Le ballet sera présenté, entre autres, à Geraardsbergen en Belgique; la ville natale de l’un des danseurs, Peter Lanksweerdt. D’après le directeur artistique du BTAC, Igor Dobrovolskiy, cette tournée représente une belle occasion pour les artistes de se produire devant un auditoire international.

«Nous sommes très fiers d’être des ambassadeurs des arts à l’échelle internationale pour le Nouveau-Brunswick et pour la communauté du Grand Moncton», a exprimé M. Dobrovolskiy.

Le BTAC ne s’est pas produit en France et en Belgique depuis cinq ans. Les représentations auront lieu dans deux villes de la Belgique et à Le Mans en France. À son retour d’Europe, la troupe présentera Piaf à nouveau au Playhouse à Fredericton (24 mars) et en Nouvelle-Écosse. Par ailleurs, la compagnie a commencé à répéter sa nouvelle création, le ballet Carmen qui prendra l’affiche au mois de mai.