Claude Dubois inaugurera la nouvelle salle du Grey Rock

Claude Dubois sera de retour sur scène au Nouveau-Brunswick, l’instant d’un seul soir cette semaine à Edmundston. Il est en forme et c’était percevable lors d’un entretien accordé à l’Acadie Nouvelle, mercredi.

Le 5 avril, Claude Dubois sera l’artiste-invité pour le spectacle d’inauguration officielle de la salle de spectacle du Casino Grey Rock à Edmundston. Les 400 billets pour la représentation ont rapidement trouvé preneur.

«J’ai été longtemps un ouvre-boîte au début de ma carrière. Mais cette fois-ci, ce sera pour une salle de spectacle», a-t-il blagué en faisant référence aux boîtes à chansons des années 1960 et 1970.

«Mais le plus important pour moi, c’est de retrouver les francophones du Nouveau-Brunswick. Les Acadiens pour moi, c’est un coup de coeur», a-t-il ajouté en faisant allusion au fait que sa mère est Acadienne de souche.

Sur scène, il proposera ses plus grands succès ainsi que des chansons plus récentes de son immense répertoire.

L’habitué de la scène musicale depuis six décennies, Claude Dubois a lancé un nouveau disque, Zampano, en novembre et il récidivera ce printemps avec Mes racines, une version remastérisée de Mellow reggae, un album enregistré à Londres en 1997.

«On a refait l’album cet hiver, question d’améliorer l’enregistrement et modifier la tonalité de certaines chansons», a indiqué celui qui a passé quelques étés dans sa jeunesse à Saint-Louis du Ha! Ha!, au Témiscouata.

«Ça fait trop longtemps que je ne suis pas allé en Acadie. Il est important de rester connecter avec les francophones du Nouveau-Brunswick et de l’Ontario» a-t-il poursuivi.

L’avenir d’une industrie

Comme bien d’autres artistes, Claude Dubois constate que la vente d’albums n’est plus ce qu’elle était, principalement en raison de la venue de nouveaux canaux de diffusion numérique. Mais peu importe, cela ne l’empêchera de vivre sa passion pour la musique, a-t-il mentionné.

«Ça devient même difficile de trouver un album puisque les magasins de musique disparaissent. Ce n’est plus une industrie mais de l’artisanat, notamment en raison de l’internet. Le trip de la chanson a pris une autre direction où le pognon s’en va aux États-Unis plutôt que dans les poches des auteurs-compositeurs. Mais je regarde cela d’un oeil optimiste. J’ai l’impression qu’on va régler le problème à partir du jour où on va admettre que l’outil de diffusion n’est plus un disque compact mais le téléphone cellulaire», a indiqué le chanteur à la veille de ses 70 ans (le 24 avril).

En fin de semaine dernière, Claude Dubois a reçu le prix Impératif français pour sa contribution exceptionnelle au rayonnement de la langue française à la francophonie. Il était aussi l’invité-surprise lors d’un hommage à Luc Plamondon à l’émission Belle et Bum.

Il n’y a que très peu d’artistes qui peuvent se targuer d’avoir été à l’avant-plan durant six décennies.

«Ça passe très vite. Je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer. Et je peux dire que je fais encore un métier qui me passionne. Il faut que les gens me rappellent mon âge car je n’y pense pas», a concédé Claude Dubois.