«Sam chante» dans toutes les écoles? Wilfred LeBouthillier lance l’idée

Profondément touché par le spectacle Sam chante, Wilfred LeBouthillier croit que ce genre de projet devrait être mis en place dans toutes les écoles du Nouveau-Brunswick. Il n’hésiterait pas à aller au front afin de défendre cette initiative qui se veut à la fois musicale, culturelle et pédagogique.

«Un projet comme ça aurait sa place dans chaque école du Nouveau-Brunswick. En partant, ça initierait les jeunes à la culture et à la fierté du français», a exprimé haut et fort le chanteur Wilfred LeBouthillier, complètement ému par le projet Sam chante à Saint-Jean.

Environ 220 élèves de l’école des Pionniers et du Centre scolaire Samuel-de-Champlain ont appris plusieurs pièces du répertoire de l’artiste acadien afin de l’accompagner sur scène pour lui rendre hommage. À l’issue de la générale jeudi, l’auteur-compositeur-interprète de Tracadie était émerveillé.

«C’est tellement un beau projet. Je ne m’attendais pas à vivre de quoi de même. Ça fait 15 ans que j’ai la chance de faire ce métier-là, j’en ai vécu des affaires. Mais de vivre de quoi de même, ça m’a pris par surprise. Sérieusement, j’étais ému», a-t-il exprimé.

«C’est du gaspillage qu’un tel projet se retrouve juste dans une école au Nouveau-Brunswick parce que c’est tellement bon pour la culture et pour la langue. Ici à Saint-Jean, on va dire que ce projet a sa raison d’être parce que les jeunes vivent dans un milieu minoritaire francophone, mais ce n’est pas parce qu’on vient d’un milieu complètement francophone qu’on va écouter de la musique francophone nécessairement», a-t-il poursuivi.

Il se souvient de sa jeunesse à Tracadie où la musique anglaise avait la cote auprès des jeunes. Wilfred LeBouthillier a fait une tournée dans les écoles du Nouveau-Brunswick l’automne dernier. Il s’est amusé à demander à des élèves pourquoi ils parlaient anglais dans les corridors. On lui répondait que c’était plus cool.

«C’est vrai que c’est cool de parler en anglais, mais moi je trouve ça bien plus cool de faire partie de la gang qui est une minorité francophone et qui se bat pour parler sa langue», répond-il.

D’après lui, un projet comme Sam chante peut réveiller la fierté française chez les élèves. Chaque école pourrait avoir son projet Sam chante avec un artiste différent. Wilfred LeBouthillier est impressionné par le travail accompli par les jeunes. Il le reçoit comme un cadeau.

«Il y a 220 jeunes qui chantent mes chansons à l’unisson. C’est comme une boule d’émotion qui passe direct dans le cœur. Entre les chansons, il y a un montage vidéo qui présente des bouts d’entrevues qui ont rapport à la présentation des chansons. Ils ont fait une recherche incroyable», a ajouté l’auteur-compositeur-interprète qui travaille à l’écriture d’un nouvel album. Il donnera aussi quelques spectacles cet été au Nouveau-Brunswick, notamment avec les Gars du Nord, les 14 et 15 août.

Le spectacle Sam chante est présenté ce vendredi au Théâtre Louis Vermeersch à Saint-Jean. Un deuxième projet semblable a vu le jour dans la province. Il s’agit de Chante ton centre du Centre des arts et de la culture de Dieppe qui mettra en vedette Denis Richard à l’automne.