Des artistes s’unissent pour embellir le centre-ville de Bathurst

Quand des artistes se mettent ensemble pour embellir les bancs du centre-ville de Bathurst, le résultat vaut le coup d’œil.

L’idée est venue de Kim Chamberlain, conseillère municipale qui siège sur le comité d’arts et culture de la Ville de Bathurst.

À cet effet, elle a approché, l’automne dernier, la direction de la Galerie d’art Bay Breeze, située à la Promenade Waterfront, pour sonder l’intérêt.

«J’ai discuté avec Rita May (Gates, la présidente de la galerie) de ce que j’aimerais faire. Elle en a parlé aux artistes qui m’ont invitée à une de leur réunion, durant laquelle j’ai pu leur expliquer ma vision. J’avais aussi rencontré la Corporation de revitalisation du centre-ville de Bathurst pour savoir si elle était prête à payer pour la peinture et l’équipement. C’était oui», a relaté Mme Chamberlain.

Chaque banc a été parrainée par une entreprise, moyennant 200$. La moitié de la somme était versée à l’artiste et le reste à l’organisme d’art.

Une douzaine de bancs sont devenus des oeuvres, de la rue Main jusqu’autour de la fontaine, à la Promenade Waterfront.

«Nous avions rentré les bancs dans un local et nous étions deux ou trois artistes à la fois. C’était très agréable. Sur la rue Main, comme il y a des restaurants, le thème tournait un peu autour de la musique. Comme le mien était près de la fontaine, nous avions décidé de faire des fleurs, des oiseaux ou des papillons», explique Dianne Cormier, une des peintres.

Les artistes ont pris plaisir à donner des coups de pinceaux sur ce matériel, même si les espaces entre les planches se sont révélés un défi pour une création unie.

«Pour moi et pour plusieurs, c’était la première fois qu’on peinturait un banc. Une nouvelle surface, une nouvelle expérience. C’était très agréable et nous espérons que ça va se répéter. C’est certain que c’était beaucoup de travail, mais quand tu es un artiste, tu adores les défis», souligne Gisèle Godin.

«Ce qui était également agréable, c’est la complicité entre les artistes. On se consultait sur ce que pensait l’un ou l’autre», précise-t-elle.

Les commentaires sont élogieux envers le produit final.

«Tout ce que nous avons entendu, c’est du positif. Les gens adorent les bancs. Ils disent que c’est une superbe idée, que ça relève le centre-ville», évoque Dianne Cormier.

C’est pourquoi l’initiative ne s’arrêtera probablement pas là et pourrait être agrémentée par la création d’une murale.

«J’aimerais qu’il y en ait un peu partout pour que les gens viennent les admirer. Une autre de mes visions est d’avoir une murale. Je suis en discussion avec quelques propriétaires d’édifices. J’aurais aimé cet été, mais c’est peut-être un peu court dans le temps», avance Kim Chamberlain.