Le ballet dans le sang (Vidéo)

Pour de jeunes passionnés de la danse, la saison estivale ne représente pas seulement le temps des vacances, mais celui d’approfondir leur art et de perfectionner leur technique. Pendant trois semaines, plusieurs danseurs s’initient à la réalité professionnelle de la danse dans le cadre du programme de ballet intensif international du Ballet-théâtre atlantique du Canada (BTAC).

Même si la saison artistique régulière est terminée, les studios du Ballet-théâtre atlantique du Canada à Moncton sont loin d’être inoccupés. Au contraire, ils fourmillent d’activités.

De jeunes danseurs de différentes régions des Maritimes et même du Mexique participent au programme de formation professionnelle. D’après la responsable, Yuliia Shevchenko, le programme qui en est à sa 4e année connaît un bel essor. Cette année, ils accueillent deux professeurs invités de renom, soit le codirecteur de Kaejad’Dance à Toronto, Allen Kaeja, et l’ancienne directrice artistique du Boston Ballet, Anna-Marie Holmes. Mme Holmes a reçu sa formation en Russie, au Ballet Kirov de Saint-Pétersbourg. Première Nord-américaine invitée à danser au sein de la prestigieuse compagnie russe, elle a mené une carrière exceptionnelle qui l’a menée à danser et enseigner dans plus de 30 pays.

«Nous avons des étudiants de 5 à 16 ans. Ils viennent de différentes écoles de ballet. En participant au programme, ils veulent relever des défis pour eux-mêmes», a partagé Mme Shevchenko.

Les élèves dansent toute la journée. Le programme comprend la technique de ballet classique, les variations, les pointes, les duos et la chorégraphie. Ils participent aussi à des ateliers de danse moderne et de jazz. D’après Mme Shevchenko, il s’agit d’un stage unique dans la région. Un total de 43 élèves participent à cette formation, à raison d’une à trois semaines. Pour les touts petits, c’est l’occasion de s’amuser et de faire différents apprentissages. Les élèves plus avancés suivent un entraînement rigoureux de huit heures par jour.

Peyton Deaver, 15 ans, de Sackville et Danielle Joyce, 14 ans, de Fredericton, adorent le ballet. Ces deux jeunes filles, qui ont le ballet dans le sang, ont commencé à danser alors qu’elles n’avaient que 3 ans. Elles ne pourraient pas se passer de la danse pendant l’été. En suivant des classes avec différents professeurs, elles ont le sentiment d’ouvrir leurs horizons.

«C’est amusant ici parce qu’on fait différentes variations dans le ballet. On danse huit heures par jour, c’est exigeant, mais j’adore ça», a exprimé Peyton Deaver.

Il y a bien sûr quelques blessures aux pieds en raison de l’entraînement intensif sur les pointes, mais elles confient qu’elles s’habituent et finissent par oublier leurs maux pour se concentrer sur la danse.

«Quand je retourne à mon école de danse après le stage, je vois une différence. Ce stage nous permet de voir différentes approches et une variété d’apprentissages et d’avoir un contact avec des gens du milieu professionnel», a commenté Danielle Joyce.

Celle-ci aime la structure claire du ballet. Il y a des objectifs à atteindre.

«On dirait que chaque mouvement est important et c’est comme si on racontait une histoire sans utiliser de mots», a-t-elle ajouté.

Selon Peyton Deaver, ce stage leur permet de mieux comprendre les réalités du domaine de la danse professionnelle.

Le stage se poursuit jusqu’au 28 juillet. Allen Kaeja en est à sa deuxième participation au stage au BTAC. Yuliia Shevchenko explique que leur objectif avec ce stage est de former des danseurs solides qui peut-être un jour feront partie à leur tour de la compagnie de Moncton. De plus, les élèves se familiarisent avec l’héritage du ballet classique. Les responsables du BTAC souhaitent étendre leur programme au cours des prochaines années.