Le Festival Blues d’la Baie gagne en popularité

Le Festival Blues d’la Baie à Petit-Rocher est sur une bonne lancée. Le deuxième événement présenté en fin de semaine a attiré plus de spectateurs et de touristes dans la communauté que le précédent.

Petit-Rocher respirait le blues durant trois jours. Le coup d’envoi a retenti fort dans l’église Saint-Polycarpe avec le spectacle du chanteur québécois Gregory Charles. Le show a été présenté à guichets fermés alors que 800 personnes se sont massées dans le lieu de culte.

Il a chanté du blues, mais aussi du rock, du gospel, des classiques francophones. En fait, son répertoire était très large en termes de variétés et les festivaliers en ont eu pour leur argent puisqu’au lieu de chanter 90 minutes comme prévu, il les a enflammés durant deux heures et demie.

Approché par les organisateurs l’automne dernier à ce sujet, le père Serge Comeau s’est montré très ouvert à l’idée.

«J’en ai parlé avec le conseil pastoral et nous avons accepté par désir de collaboration avec un organisme du milieu. Nous voulions que la paroisse soit partie prenante de la vie communautaire. La deuxième raison est qu’à Petit-Rocher, nous n’avons pas de salle de spectacles qui peut accueillir plus de 800 personnes donc les organisateurs se sont tournés vers nous», explique le curé.

Gregory Charles – Gracieuseté

«Il y a des gens qui ont pu être surpris parce que ce n’était pas le Gregory Charles de l’émission Virtuose ou comme directeur de chorale auquel ils sont habitués, mais les commentaires que j’ai reçus étaient positifs, les gens me disant qu’ils étaient contents que nous ayons eu cette ouverture d’esprit pour l’accueillir», déclare le père Comeau.

Angel Forest, qui a remporté le prix d’interprète féminine de l’année du Maple Blues Award, de 2013 à 2015, a fait un tabac sous la tente samedi soir. Cécile Doo-Kingué, cette Américaine de naissance aux racines du Cameroun, était de retour à Petit-Rocher.

Le lendemain, c’était au tour d’Alan Gerber, originaire de Chicago, et des deux grands harmonicistes du Québec, Jim Zeller et Carl Tremblay, de transmettre leur passion du blues.

Les concerts, de même que les spectacles de rue gratuits, devant les commerces, ont connu un succès plus retentissant que l’an passé. Surtout que le soleil ne s’est pas défilé.

«Au niveau de la participation, si ce n’est pas le double, c’est proche. La première soirée, nous avons eu près de 400 spectateurs et le samedi, entre 600 et 700. Nous sommes très satisfaits. Nous avons eu beaucoup plus de touristes. C’est l’objectif du festival, de les attirer dans la région. Beaucoup m’ont dit qu’ils étaient émerveillés de la baie des Chaleurs. Avec la tente installée au bord de l’eau, le cachet est spécial ils nous disent», explique Gaston Frenette, membre de l’organisation.

«Pour les shows du jour, beaucoup de parents viennent écouter la musique avec les enfants, donc nous voulons conserver ce volet. Tout le monde nous dit que nous avons une belle formule et de la garder, même s’il y a des choses que nous pouvons améliorer», précise-t-il.

Ce festival est une manne pour les commerçants qui brassent de bonnes affaires durant l’événement.

«Nous avons été très occupés, surtout que nous avons deux orchestres qui ont joué dans la cour. Dans tous les commerces, ça bougeait beaucoup», note Mélanie Duguay, la propriétaire du DR Dépanneur.

Le comité organisateur, qui a mis la barre haute pour l’an prochain, mijote déjà qui seront les têtes d’affiche de l’événement 2018.