Unis TV au plus près de son public

Pour son troisième anniversaire, la chaîne de télévision Unis TV présente une programmation toujours plus variée. Au menu: gastronomie, culture, voyages et découverte de la vie des francophones aux quatre coins du Canada.

Face à une offre de contenu plus grande que jamais, comment la jeune chaîne francophone tente-t-elle de se faire une place dans le paysage audiovisuel?

Unis TV mise avant tout sur l’authenticité et les valeurs humaines, explique Anne Sérode, directrice principale stratégie et marque.

«On est une chaîne de télévision qui veut plus près des gens, qui veut montrer de beaux paysages et mettre en valeur la production locale dans l’ensemble du pays», dit-elle.

«Ce qui plaît, c’est le ton de chaîne. On n’est pas élitiste. On ne se prend pas au sérieux. On fait découvrir des coins que les gens ignorent totalement.»

Les émissions à l’affiche cette année reflètent ce choix de simplicité et de diversité.

Au rang des nouveautés, Unis TV diffusera Ma vie Made in Canada dès la rentrée. La série documentaire de quatre épisodes suit l’animateur Frédéric Choinière dans un sacré défi: pendant un an, il a tenté de se nourrir, de s’habiller, se loger et se divertir en ne consommant que des produits 100% canadiens.

«Ça nous permet de découvrir beaucoup de choses sur le pays, sur la production, sur notre économie», note Anne Sérode.

La chaîne présentera à l’hiver le documentaire Mordus d’éplans. Produit par les Productions du Milieu, une compagnie basée à Moncton, le film part à la rencontre d’Acadiens passionnés de la pêche à l’éperlan sur la glace.

Unis TV accueillera également pour la première fois la série Sel et diesel qui explore l’univers des camions-restaurants et de la restauration mobile à travers le pays. Les 10 épisodes pourront être visionnés à partir du 6 septembre.

Au printemps, la série Les fermiers proposera une incursion dans la Ferme des Quatre-Temps, véritable laboratoire de l’agriculture biologique. La chaîne renouvelle plusieurs émissions notamment Histoires de chars, Vue de l’intérieur, Fou des oiseaux, Le goût du pays, Terres d’exploration ou encore De par chez nous.

Cette programmation pourra-t-elle plaire à un public varié et dispersé à travers le pays?

«Je pense qu’à partir du moment où on s’intéresse aux gens, on se rend compte que les choses sont assez universelles. Par exemple, l’émission De par chez nous nous emmène voir des gens qui ont décidé de vivre dans des régions éloignées, et qui avec de la solidarité et de la créativité arrivent à surmonter tous les défis qu’ils rencontrent. Même si ce n’est pas ma réalité, je ne peux que m’identifier et trouver ça passionnant», répond Mme Sérode.

«On s’attache à leur histoire et on s’y reconnaît d’une certaine façon. On prend la mesure de la diversité du pays, mais aussi de ce qui nous rassemble. On a tous besoin de bien manger, on a tous des défis qui se ressemblent, on a tous besoin d’humanité.»

Elle estime que les émissions répondent à un besoin des téléspectateurs et donnent un coup de pouce à la création audiovisuelle au sein des communautés francophones.

«Notre mandat fait en sort que nous diffusons 85% de contenu canadien. En trois ans, on a contribué à la création de 20 maisons de production dont 18 sont hors Québec», souligne-t-elle.

 

Christine Aubé, chef de la production en Atlantique, la PDG Marie-Philippe Bouchard, Anne Sérode, et l’animateur Frédéric Choinière ont présenté la programmation dans la région de Moncton. – Gracieuseté