Bilan positif pour le 27e Salon du livre de Dieppe

Avec des animations jeunesse et des conférences très courues, le Salon du livre de Dieppe a maintenu sa vitesse de croisière en rejoignant environ 12 000 personnes d’après les premières estimations. Les organisateurs sont satisfaits de ce 27e rendez-vous du livre francophone du sud-est de la province.

Sous le thème de la découverte et de l’imagination, le 27e Salon du livre de Dieppe, qui s’est tenu du 19 au 22 octobre au Collège communautaire du N.-B. à Dieppe, a rejoint sensiblement le même nombre de personnes qu’en 2016. Ces chiffres incluent les animations dans les 38 écoles du district scolaire francophone sud et les 22 bibliothèques publiques et garderies. Les organisateurs estiment qu’il y a eu un bon achalandage tout au long des quatre jours de l’événement, même si certains moments ont été plus tranquilles. Plus de 5000 visiteurs ont franchi les portes du salon, dont environ 2300 élèves jeudi et vendredi.

«Le public était encore au rendez-vous cette année. On voit de nouveaux visages, des nouvelles familles et c’est encourageant. Chaque année, on est en compétition avec d’autres événements dans la région, donc c’est un défi, mais notre objectif a été atteint», a déclaré la directrice générale du Salon du livre de Dieppe, Josée Lord.

Encore une fois, les animations jeunesse ont eu la cote auprès du public. Presque toutes les animations pour les jeunes lecteurs ont fait salle comble. La tournée des garderies s’est élargie. Bien que les deux soirées littéraires n’ont pas attiré des foules, elles ont été très appréciées du public, ont fait savoir les organisateurs. Le Salon a accueilli environ 80 auteurs. Parmi eux, les lecteurs ont pu rencontrer quelques auteurs vedettes comme soeur Angèle, Raôul Duguay, Alain Deneault qui ont attiré beaucoup de gens à leurs conférences.

En faisant le tour des stands, les exposants se sont dits plutôt satisfaits de l’achalandage et des ventes. Certains ont même vu leurs ventes à la hausse comparativement à 2016. Bien que les familles sont au rendez-vous, certains constatent que peu de jeunes adultes fréquentent le salon.

«Il n’y a pas beaucoup de gens de ma génération qui viennent au salon. Il faut dire aussi qu’il y a beaucoup d’activités dans la région», commenté Sébastien Lord-Giroux qui est dans la trentaine.

Celui qui travaille pour les Éditions Bouton d’or Acadie encourage les organisateurs à installer des enseignes à l’extérieur du collège afin d’indiquer où se trouve le salon. Pour animer le salon, cette maison d’édition a même organisé un mini tintamarre, célébrant ainsi la fête du livre. L’auteure jeunesse Anne-Marie Sirois aimerait que l’ensemble de la population de la région appuie davantage le Salon de Dieppe.

«Je trouve que pour le bassin de population francophone qui existe la région, c’est comme si elle n’appuie pas assez le salon, mais je suis consciente que les autres régions de la province n’ont pas de gros magasins comme Chapters. Il y a aussi toutes sortes d’activités dans la région.»

À l’heure où le monde du livre est en changement, le défi de se réinventer se pose pour les salons du livre, considèrent certains exposants. L’auteure et éditrice Émelda Chiasson-Côté qui en était à sa première participation au Salon du livre de Dieppe encourage les organisateurs à développer différentes initiatives pour rendre l’événement encore plus vibrant. Elle a donné quelques exemples.

«C’est sûr que soeur Angèle déplace beaucoup les foules, mais lors de ses conférences qui se donnaient à l’extérieur, le salon s’est vidé. Ce serait génial d’avoir les grands noms sur place sur la scène du salon. Nous aussi comme exposants on peut se nourrir et entendre d’autres auteurs et faire en sorte que le rayonnement et l’achalandage soient maximisés et que les gens restent pour découvrir les autres maisons d’édition.»

Pour cette auteure, les salons du livre sont encore pertinents en 2017 puisqu’ils permettent de faire des rencontres exceptionnelles.

«La beauté de venir au salon c’est de faire des rencontres, c’est l’histoire derrière le livre», a ajouté Émelda Chiasson-Côté.

Quand les auteurs sont présents, cela aide beaucoup, constatent les exposants. Serge Patrice Thibodeau des Éditions Perce-Neige convient que l’important pour les éditeurs et les auteurs, c’est d’abord les rencontres avec les lecteurs.