Gabriel Doiron et la joie de l’écriture

Lecteur passionné, Gabriel Doiron publie un premier livre Randonnée en mer qui conjugue histoire d’amour, substances illicites et un soupçon de fantastique. Ce roman qu’il vient tout juste de lancer reflète aussi un peu les façons de voir la vie de cet auteur au parcours singulier.

Originaire de Saint-Charles de Kent, Gabriel Doiron vit aujourd’hui au Manoir O’Leary à Richibucto, une résidence communautaire pour jeunes adultes ayant besoin d’encadrement et qui favorise l’inclusion sociale. Le cheminement de cet auteur âgé de 33 ans est particulier puisqu’il vit avec un trouble du spectre de l’autisme. Il en a fait du chemin en quelques années. Gabriel Doiron est bien engagé dans sa communauté. Aujourd’hui, il gère le O’Leary Art Café qui accueille des activités de la Société culturelle Kent Nord. Il a développé aussi un projet de serre communautaire.

Bien qu’il a toujours aimé écrire, il ne pensait pas un jour publier un livre. C’est au cours d’un voyage de pêche avec ses parents qu’il a commencé à imaginer ce récit, il y a environ cinq ans. Quand des idées lui venaient, il écrivait.

«Parfois ç’a été difficile. Il y a des journées où je pouvais écrire et d’autres où je ne pouvais pas écrire», a partagé l’auteur en entrevue au Salon du livre de Dieppe.

Il y a trois ans, il a joint le groupe J’écris ma vie Nouveau-Brunswick qui l’a aidé à poursuivre son rêve d’écrivain. Ses voyages l’ont aussi beaucoup inspiré. Ce premier roman raconte la vie de Syd qui a grandi dans une famille catholique auprès de ses douze frères et sœurs. Ses parents font l’école à la maison. Son père est sévère et il a peur constamment de le décevoir. Un jour, il fait la rencontre de Winette avec qui il partagera sa vie. Syd qui deviendra capitaine de bateau traversera des moments difficiles au cours de sa vie. Il sera confronté à des problèmes de dépendance. Ce livre traite de diverses thématiques chères à l’auteur. Il est question de spiritualité, de dépendance, de toxicomanie et surtout de guérison. C’est vraiment une histoire de fiction, bien qu’il se soit inspiré de certaines de ses expériences.

«C’est une famille inventée. Syd me ressemble un peu, mais je ne voulais pas parler d’autisme. Il y a aussi mes observations sur la vie et un peu de ma philosophie», a-t-il poursuivi.

Il confie qu’il a été influencé aussi par des émissions de télévision de science-fiction. Écrire lui a apporté beaucoup de joie. Il a reçu de l’aide pour la révision et pour l’épilogue qu’il a écrit en collaboration avec une psychothérapeute. Il envisage de publier d’autres livres. D’ailleurs, la conclusion de son premier roman laisse entendre qu’il y a aura un deuxième tome. Son livre Randonnée en mer a été publié aux Éditions de la Francophonie.