Une 21e FrancoFête en Acadie réussie

Avec 48 extraits de spectacles et plus de 500 délégués, les organisateurs de la FrancoFête en Acadie dressent un bilan positif de ce 21e rendez-vous des arts de la scène francophone.

L’événement qui s’est déroulé à Dieppe et à Moncton a offert des vitrines de qualité avec un professionnalisme toujours grandissant, estime la directrice générale de Radarts, Jacinthe Comeau.

«C’est une édition réussie avec un horaire hyper chargé. Les délégués nous ont parlé de la très grande qualité et du professionnalisme de l’événement et toujours de la chaleur et de l’accueil.»

Le coordonnateur de la FrancoFête, Martin Théberge, considère que l’événement a été rempli de partage, d’échange et de réseautage. Le diffuseur Roland Le Blévennec de la Suisse, qui en est à sa 20e FrancoFête, a salué l’incroyable évolution de l’événement.

«Depuis que je viens à la FrancoFête, il y a eu sans cesse des améliorations, donc la FrancoFête grandit. Il y a beaucoup de propositions et beaucoup d’engagements qui se font de part et d’autre. Je rencontre chaque fois de nouvelles personnes», a exprimé M. Le Blévennec qui a eu plusieurs coups de cœur, notamment pour Amélie Hall, les Hôtesses d’Hilaire et Thomé Young.

Le musicien Chris Maldah de la Suisse, qui s’est produit dans le cadre des vitrines parallèles Onépascouchés, a été impressionné par la qualité des spectacles. Il en était à sa première visite à la FrancoFête.

«J’ai rencontré plusieurs artistes et de gens avec beaucoup d’expérience. J’ai pris une belle claque. Ça m’a permis de me mettre en face d’une autre réalité parce que quand on vit en Suisse, on est peut-être un peu déconnecté de certaines choses.»

Le musicien admet que cela peut certainement devenir un casse-tête pour les diffuseurs quand vient le temps de sélectionner des artistes pour leur programmation.

Parmi les moments forts, Jacinthe Comeau a noté, entre autres, la création in situ du collectif de danse Zogma, qui a permis au public de vivre une expérience hors du commun, et l’extrait de la pièce L’Enfant sauvage de la Compagnie de la Bête noire de la Belgique.

Dotée d’un budget frôlant le demi-million de dollars, la FrancoFête en Acadie constitue une opération majeure pour la promotion et la diffusion des arts de la scène en Atlantique. Jacinthe Comeau souligne que depuis plusieurs années, les bailleurs de fonds sont présents et comprennent la valeur et l’importance de l’événement.

Si la FrancoFête s’adresse d’abord aux professionnels de l’industrie, il reste que le public est invité à assister aux spectacles. Les organisateurs estiment qu’il y a eu une bonne participation, bien qu’ils n’avaient pas encore comptabilisé les entrées.

«C’est difficile parfois de laisser de la place au public puisqu’on a 500 délégués et on ne sait pas combien de ces personnes vont aller aux vitrines. On doit réserver une section complète des salles de spectacles», a ajouté M. Théberge.

Dans le bilan, les organisateurs considèrent que la formule des vitrines parallèles Onépascouchés doit être revue, notamment ce qui a trait au lieu et aux heures. Ces spectacles ont été présentés à l’Hôtel Wingate à Dieppe avant ou après les vitrines officielles.

La 22e FrancoFête en Acadie à Dieppe se déroulera du 7 au 11 novembre 2018.