Hommage touchant à Denis Richard

Un hommage émouvant à Denis Richard et un avant-goût de l’opéra rock des Hôtesses d’Hilaire ont figuré parmi les moments forts de la 21e FrancoFête en Acadie.

Animé par l’humoriste Éric Thériault, un segment des vitrines de la FrancoFête, présentées au Théâtre Capitol, a été consacré à l’œuvre de l’auteur-compositeur-interprète Denis Richard, décédé le 28 août. Sous le signe de l’humour, de la tendresse et de l’émotion, sept artistes ont tenu à saluer le départ du chanteur, compositeur et comédien qui a marqué le paysage culturel de l’Acadie. Ils ont interprété quelques-unes de ses chansons.

L’artiste multidisciplinaire Herménégilde Chiasson, qui a livré un texte poignant, a rappelé que les grandes chansons s’impriment dans notre mémoire pour longtemps. «Bravo pour ta musique qui nous reste comme un immense cadeau», a-t-il partagé.

Ce dernier a collaboré à plusieurs projets en théâtre et en cinéma avec Denis Richard, dont la pièce Laurie ou la vie de galerie.

«Denis n’est pas mort. Il va rester longtemps parmi nous grâce à ses chansons», a affirmé Éric Thériault, qui a raconté quelques anecdotes au sujet de son ami de longue date.

Accompagnée de ses musiciens, Sandra Le Couteur a interprété avec intensité Que deviennent les fleurs. Danny Boudreau a offert un pot-pourri de chansons de Denis Richard, terminant délicatement avec Petit-Rocher.

«Je suis très ému. C’est sûr que je m’ennuie de lui. Je l’ai vu dans les derniers temps. Le moment à Danny Boudreau qui a fait ses chansons d’un bout à l’autre et qui a fini en douceur avec Petit Rocher, m’a touché. C’est rare qu’on finit en douceur avec Petit Rocher. C’est venu me chercher. J’étais vraiment content d’être là», a exprimé l’auteur-compositeur-interprète et chanteur de 1755, Pierre Robichaud, à l’issue de la soirée.

L’hommage qui a duré environ une demi-heure s’est déroulé en fin de soirée après une série de six vitrines. Pierre Robichaud estime que c’était un beau clin d’œil.

«C’est sûr qu’une belle soirée hommage, on l’aurait peut-être tous pris, mais en même temps, je ne pense pas que Denis aurait aimé qu’on braille trop longtemps sur son sort.»

Viens avec moi…

Cherchant constamment à se renouveler, les Hôtesses d’Hilaire ont offert vendredi soir un extrait de leur projet d’opéra rock Viens avec moi. Cette formation a décidé de pousser plus loin son côté théâtral habituel en créant un opéra rock qui suivra le périple d’un groupe de musique alternatif de l’Acadie.

Les Hôtesses d’Hilaire et leur chanteur Serge Brideau ont présenté un avant-goût de leur projet d’opéra rock Viens avec moi au Théâtre Capitol. – Acadie Nouvelle: Sylvie Mousseau

Très allumés, avec leur musique qui déménage, les cinq musiciens vêtus de blanc ont livré une prestation qui nous arrive en plein visage tel un tsunami. Avec des textes tantôt engagés, teintés d’un humour mordant, cette formation ne fait pas dans la dentelle. Viens avec moi pose un regard critique sur l’industrie de la musique et sur le star-système, en passant par les émissions de télé-réalité qui misent sur le divertissement et la performance vocale.

«Les musiciens sont incroyables. S’il y a un opéra, je veux le voir», a exprimé une spectatrice et artiste, Georgette Bourgeois.

Les Hôtesses d’Hilaire sont d’ailleurs repartis avec deux prix alliances de la FrancoFête.

Près de 600 personnes s’étaient déplacées au Théâtre Capitol pour cette série de vitrines qui a mis en vedette notamment le groupe Le Winston Band du Québec qui a donné une prestation endiablée.

Le groupe Le Winston Band en vitrine à la FrancoFête en Acadie au Théâtre Capitol. –
Acadie Nouvelle: Sylvie Mousseau

Mélange de zarico et de diverses influences rock, il offre un joyeux gombo louisianais.