Carl Landry-Berthelot fait ses débuts au cinéma à Toronto

Originaire de Campbellton, Carl Landry-Berthelot a pris les grands moyens et s’est expatrié à Toronto afin d’atteindre son objectif: faire carrière dans le cinéma.

Finissant de la Polyvalente Roland-Pépin en 2016, le jeune comédien restigouchois âgé de 19 ans a pris la direction de la Ville Reine afin de tenter sa chance devant la caméra. Et son choix commence à rapporter.

Cet l’été, il a eu sa première véritable occasion cinématographique, dans un court-métrage où il campe le rôle d’un jeune homme atteint du Syndrome d’Asperger. Le film, Hypostasis, vise à amasser des fonds pour la lutte aux dépendances et la sensibilisation aux problèmes de santé mentale (Centre for Addiction and Mental Health).

Ce film a la particularité de mettre en vedette un ancien joueur de la Ligue nationale de hockey, Richard Clune, un ailier qui a évolué avec les Maple Leafs, les Kings et les Predators. Celui-ci joue actuellement avec les Marlies de Toronto, le club-école des Maple Leaf.

«Il (Clune) tient le rôle principal d’une personne bipolaire en conflit avec ses parents. Moi, je joue son cousin un peu antisocial. Il m’invite à aller au parc avec lui, mais il finit par me perdre alors que je suis sous sa responsabilité», explique le jeune acteur.

Carl Landry-Berthelot a adoré l’expérience avec le hockeyeur, mais également toute la production.

«C’était vraiment mon premier rôle avec une véritable équipe de complète de cinéma. On avait même un directeur photo ayant remporté un oscar pour sa participation dans le dernier Mad Max. En tout, on a tourné pendant quatre jours complets, à raison de 12 heures par jour. J’ai adoré. Ça m’a conforté dans mon choix de carrière», exprime celui qui vit en Ontario depuis un maintenant un an.

Conscient que c’est milieu difficile où plusieurs y perdent des plumes, il ne s’est pas lancé dans cette aventure sans un plan B. Si son but principal est le cinéma, pour l’instant, ce sont ses études en finances à l’Université de Toronto qui le tiennent surtout occupé. Mais pourquoi des études en affaires et non en cinéma ou en théâtre afin de parfaire son art?

«Je crois que c’est important de se diversifier, d’acquérir des connaissances dans un autre domaine au cas où ça ne se concrétiserait pas comme je le désire dans celui-ci. Je pense qu’un artiste se doit aussi d’avoir certaines aptitudes pour gérer sa propre carrière, avoir des notions sur comment faire du marketing, etc. Et à long terme, on ne sait jamais, peut-être que ma carrière va surtout me mener vers la gestion d’artiste ou une maison de production. Ce sont définitivement des connaissances qui vont m’aider», souligne-t-il.

D’ici là, a-t-il d’autres projets en cours de réalisation? «Je fais un peu de mannequinat, des sessions photo pour des annonces et des magazines. Je prends également part à de petits courts-métrages réalisés par des amis. Rien de trop sérieux, mais ça me permet quand même de prendre de l’expérience. Je ne veux pas trop m’en mettre sur les épaules non plus, car je prends mes études au sérieux», explique-t-il.