Les coups de coeur culturels de…Pascal Raiche-Nogue

NDLR: Le journaliste Pascal Raiche-Nogue, basé à Moncton, a des goûts pas mal éclectiques. De documentaires sensibles aux machines de pinball, en passant par les monologues de Jass-Sainte et des IPA venues de Fredericton, voici ses dix coups de coeur pour 2017.

1999, de Samara Chadwick

Ce documentaire sublime sur la vague de suicides qui a frappé l’école Mathieu-Martin de Dieppe, présenté l’automne dernier dans le cadre du FICFA, m’a complètement soufflé. Je suis sorti de la projection ébranlé et triste, mais aussi content de mieux comprendre cette tragédie qui a ébranlé l’établissement deux ans avant que j’y entame mes études secondaires.

Jass-Sainte Bourque

Ce personnage créé par le comédien Xavier B. Gould est parfait. C’est pas plus compliqué que cela. L’Acadie avait vraiment besoin du vent de fraîcheur amené par l’arrivée de cette gossipeuse queer/rurale qui vit plutôt mal son intégration en ville. Jass-Sainte est crue, son humour est percutant et franchement hilarant. La Sagouine peut retourner fourbir ses planchers, il y a une nouvelle queen en ville.

Le retour des jeux d’arcade rétro

J’ai toujours eu un faible pour les vieux jeux d’arcade, qui me rappellent mon enfance. C’est donc avec un grand plaisir que je les ai vu revenir en force dans des bars de Moncton comme Le Coude et le Navigators ces derniers temps. Une mention spéciale au bar Eighty Three, à Saint-Jean, s’impose aussi. J’ai un eu gros coup de coeur pour cet établissement où l’on peut jouer à un tas de jeux gratuitement en buvant une bonne pinte de bière.

Nos hommes dans l’Ouest, de Renée Blanchar

La cinéaste Renée Blanchar a frappé dans le mile avec ce documentaire sur les Acadiens qui s’exilent en Alberta, loin de leurs proches, afin de travailler dans les sables bitumineux. Elle a réussi à entrer dans l’intimité de ses sujets et de capter leurs joies et leurs défis avec une dignité tout à fait remarquable. Chapeau!

Portrait d’un artiste qui s’en goddamn : la petite mort d’Adam Savoie

Au début janvier, le jeune poète Marc Chamberlain a passé 24 heures à créer et à jaser dans la Galerie Sans Nom de Moncton. Il y avait installé un bureau et sa machine à écrire. Les gens étaient invités à venir placoter avec lui pendant quelques minutes ou quelques heures. Le tout était diffusé en direct sur Facebook. L’expérience était interactive et rafraîchissante.

Posted by Marc Chamberlain on Friday, January 6, 2017

Regard sur le travail de Mario Doucette

En avril dernier, la Galerie Sans Nom de Moncton a fait paraître une oeuvre critique sur le travail de l’artiste Mario Doucette. Lors du lancement, organisé au Centre culturel Aberdeen, une table ronde réellement bilingue a été organisée. Une francophone, un anglophone et un modérateur bilingue. C’est le genre d’événements que l’on gagnerait à voir plus souvent dans la région.

Iron Giant au Caveau

Ces vétérans ont foulé les planches du Caveau de Moncton, en juillet dernier, dans le cadre du festival Mud City Meltdown. J’ai bien du plaisir à revoir ces musiciens ensemble sur scène en compagnie d’un tas de gens qui formaient la scène musicale locale il y a une dizaine d’années. Le temps d’un concert, j’ai eu l’impression d’avoir 20 ans à nouveau. C’était génial.

Les jeux de société

Vous allez trouver que je suis en retard, mais je suis vraiment (re)tombé en amour avec les jeux de société en 2017, plus précisément Settlers of Catan, Pandemic et Splendor. Passer du temps avec des amis en personne (et pas devant nos écrans respectifs) me fait un bien fou. Je me promets de découvrir de nouveaux jeux l’année prochaine.

Trailway Brewing Co.

Depuis plusieurs années, j’ai un fort penchant pour les bières de type India Pale Ale. Mais malheureusement, aucune brasserie néo-brunswickoise n’en produit une qui me plait. C’est dommage, mais c’est vrai. C’est pourquoi j’ai failli crier de joie en découvrant Trailway, de Fredericton, il y a quelques mois. Les créations fortement houblonnées et sans compromis de ses jeunes copropriétaires me plaisent énormément.

Come Over When You’re Sober, Pt. 1 – Lil Peep

Cet album du rappeur américain Lil Peep m’est rentré dedans comme une tonne de briques plus tôt cette année. À la frontière entre le hip-hop et du emo, avec des paroles simples et efficaces, l’oeuvre de ce jeune artiste a du chien. Lil Peep est malheureusement décédé en novembre dernier d’une overdose accidentelle de fentanyl et de Xanax.

Inviting Light – The Flatliners

Le dernier album de ces excellents troubadours punk canadiens, qui roulent leur bosse depuis plusieurs années déjà, livre la marchandise et pas à peu près. Paroles solides, voix juste, riffs de guitare de la mort et énergie à revendre, «Inviting Light» est incontournable pour les amateurs de ce genre de musique rapide et énergique.